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19/03/2018 06:14 EDT | Actualisé 19/03/2018 06:14 EDT

Tessa Virtue et Scott Moir, invités en or à «Tout le monde en parle»

«On a peur de revenir ensemble parce qu’on a une belle relation maintenant et on veut la protéger…» - Scott Moir

Karine Dufour/Radio-Canada

Rarement deux invités auront-ils été autant attendus sur le plateau de Tout le monde en parle.

Le duo de patineurs le plus décoré des Jeux olympiques de PyeongChang, Tessa Virtue et Scott Moir, était de passage à l'émission de Guy A. Lepage, dimanche, pour revenir sur sa victoire éclatante, qui se matérialise en une médaille d'or et un record du monde en danse sur glace, honneurs récoltés au terme de sa prestation acclamée sur le thème de Moulin Rouge.

Voici un condensé des propos des deux sportifs, qui ont charmé le public en studio et les téléspectateurs avec leur charisme.

À propos de la réaction de la foule lors de leur ultime performance

«C'était difficile de l'ignorer. L'ambiance était électrisante. On ne s'attendait pas à un tel accueil. On a été touchés par la quantité de drapeaux canadiens dans la foule, et par le soutien des Canadiens, mais aussi de gens de partout dans le monde» - Tessa Virtue

À propos du mouvement sensuel de leur chorégraphie baptisé par certains le «cunniliftus»

« On voulait que la chorégraphie soit un peu osée. Il y a un élément de sensualité et de sexualité dans Moulin Rouge. C'était cohérent avec notre vision esthétique de la chorégraphie. On ne s'attendait pas toutefois à ce que ça soit si controversé» - Tessa Virtue

À propos de leur complicité sur la glace, qui donne l'impression qu'ils forment un couple

«Évidemment je suis obligé de vous poser la question qui brûle les lèvres de tout le monde : est-ce que c'est vous qui aiguisez vos patins avant chaque compétition?», a blagué Guy A.Lepage.

«Non, nous ne sommes pas un couple», a répondu Tessa Virtue, en français.

«Ça fait partie de notre travail. On le prend comme un compliment. On aime parler de notre relation qui dure depuis 20 ans, de notre amitié, des hauts et des bas qu'on a vécus ensemble. On s'aime et on aime patiner ensemble. Mais on a aussi la tâche de rendre crédible l'histoire d'un homme et d'une femme dans le contexte particulier de Moulin Rouge. Tant mieux si vous avez cru à ces regards et à certains gestes plus osés. C'est le but. Cela dit, on a chacun notre vie personnelle» - Scott Moir, avant de lancer, en français, «C'est normal!», et de se retrouver, triomphant, vers la foule enthousiaste.

À propos de leur rapport avec Montréal et la langue française

«On habite à Montréal depuis 18 mois et je me sens comme un mauvais Canadien. Il faut que j'améliore mon français» - Scott Moir

«J'aime beaucoup Montréal. Et les Québécois, les restaurants, l'art, et spécialement la joie de vivre», a renchéri Tessa Virtue, en français.

«On est si reconnaissants! S'entraîner à Montréal a été vraiment spécial. C'est une ville de premier plan, bien sûr. Mais elle nous offrait aussi un mode de vie équilibré comme athlètes. C'est inspirant. La culture est partout» - Tessa Virtue

«Merci aux Québécois de nous avoir adoptés!» - Tessa Virtue, en français

À propos de la gêne qui les paralysait lorsqu'ils ont commencé à patiner ensemble

«Il faut le dire : on est bel et bien sortis ensemble... Tessa avait sept ans et moi, neuf. Pour être productifs sur la glace et arriver à nous parler, il fallait rompre. On a peur de revenir ensemble parce qu'on a une belle relation maintenant et on veut la protéger...» - Scott Moir

À propos de leur envie de continuer à patiner ensemble ou de connaître d'autres partenaires

«Jamais je ne me suis imaginé patiner avec quelqu'un d'autre que Scott. (...) Tout ce qu'on aimait du patinage, était associé au fait de patiner ensemble. On a investi beaucoup d'efforts dans notre relation, avec l'aide de conseillers et de thérapeutes sportifs. On est heureux d'avoir su en prendre soin, mais ç'a aussi été du travail» - Tessa Virtue

À propos de leur médaille d'argent ramenée de Sotchi, en 2014, et de la déception qui en a découlé

«Parce qu'on aime gagner. C'est le but de la compétition. Chaque compétiteur veut être le meilleur, être un champion olympique. Ceux qui disent le contraire mentent. On y va pour ça. Nos souvenirs de Sotchi ne sont pas amers. Ils sont plutôt bons. Ç'a été un jalon important dans notre parcours. On a offert quatre bonnes performances et on est revenus avec deux médailles d'argent. On en est fiers. C'est encore plus agréable de rentrer avec deux médailles d'or, comme on l'a fait le mois dernier, mais à Sotchi, on s'est sentis très présents. On a su bien profiter de l'expérience olympique après nos compétitions. On est allés au hockey, au curling et partout où on a pu entrer. C'était génial. On n'était pas amers.»

«Si on a décidé de revenir en 2018, ce n'était pas pour nous venger. C'était une nouvelle étape de notre parcours. On travaillait à Montréal avec Patrice (Lauzon) et Marie-France(Dubreuil), nos entraineurs, que je vois comme des héros québécois. Ils n'avaient pas eu l'expérience olympique qu'ils souhaitaient en 2006. Elles s'était blessée en tombant et n'avait pas pu terminer la compétition. Ces derniers Jeux avaient une valeur particulière pour eux aussi et on est très heureux d'avoir vécu ça avec eux.» - Scott Moir

À propos de leur nouvelle association avec B2Dix, une firme d'experts en encadrement d'athlètes

«Avant on avait une équipe composée d'experts dans différents domaines, mais c'est nous qui en étions le pivot et communiquions avec tous les membres. B2Dix est une équipe de services sportifs intégrés : préparateur mental, nutritionniste, massothérapeute, ostéopathe. Tous sont en contact quotidiennement pour faire de nous de meilleurs athlètes. Cette nouvelle dynamique a fait toute la différence dans notre retour, et elle y est pour beaucoup dans notre dans notre succès à PyeongChang» - Tessa Virtue

À propos de leur relation avec leurs compétiteurs français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, aussi coachés par Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon

«On a toujours aimé s'entourer des meilleurs. Ce n'est rien de nouveau. Tout au long de notre carrière, on a côtoyé nos rivaux. On est de grands admirateurs de Gabriella et Guillaume. Je crois qu'on s'est mutuellement poussés plus loin. J'espère en tout cas que c'est aussi ce qu'ils ressentent. On a un grand respect pour ce qu'ils ont apporté à la danse sur glace. Nos rapports sont amicaux. Marie-France, Patrice et Romain ont su créer une atmosphère inspirante et stimulante sur la patinoire» - Tessa Virtue

«On est très compétitifs, mais on veut les battre à leur meilleur. (...) Ces athlètes sont fantastiques. Ils ont beaucoup de talent. Comme l'a dit Tessa, on les admire. Qu'on arrive à les battre en 2018 a été remarquable. On a un grand respect pour eux. On les regarde s'entrainer lorsqu'on a à partager la glace avec eux. Il n'y a personne avec qui on aime mieux partager la glace à notre école, en raison de leur professionnalisme, de leur énergie et de leur motivation. Alors, non, on n'aime pas les voir faire des erreurs en compétition, mais on veut gagner» - Scott Moir

À propos de leur avenir professionnel

«Le patinage a changé. Il n'y a plus le même clivage entre les professionnels et les amateurs. On peut être amateur et participer à des spectacles comme Stars on Ice et d'autres spectacles dans le monde. On est chanceux que notre sport permette ce genre de transition. C'est la fin de notre carrière amateur, mais on continuera de patiner ensemble et de créer d'autres formes d'art partout dans le monde pendant au moins quelques années. C'est pourquoi on est à Montréal en ce moment. On doit créer de nouveaux numéros pour la tournée de Stars on Ice, qui commencera au Japon, avant de traverser le Canada. Ça nous donne du travail pour au moins les quatre prochains mois» - Scott Moir

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