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19/03/2018 06:02 EDT | Actualisé 19/03/2018 10:49 EDT

Ludivine Reding, investisseuse immobilière?

Son passage à TLMEP a permis d'aborder plusieurs questions!

«La révélation télévisuelle de l'année». Voilà comment Guy A. Lepage a qualifié Ludivine Reding lorsque celle-ci est entrée dans son décor, à Tout le monde en parle, dimanche soir.

«Ça fait du bien de te voir en forme, resplendissante», lui a lancé Dany Turcotte.

L'entrevue a été l'occasion pour l'actrice de 21 ans de récapituler les messages transmis par la série Fugueuse dans les dernières semaines, et de revenir sur les controverses qui ont secoué la diffusion.

Ludivine a réitéré la nécessité des scènes de nudité qui, a-t-elle expliqué, ont contribué au réalisme de la fiction, qui a été acclamée partout. L'équipe de production l'avait préparée au fait qu'elle recevrait probablement beaucoup de témoignages de filles et de femmes qui se sentiraient interpellées par Fugueuse – et c'est effectivement le cas –, en insistant toutefois sur le fait qu'elle n'avait pas à jouer de rôle de psychologue. Prudente, dans pareils cas, Ludivine Reding réfère ses interlocuteurs ou interlocutrices à Tel Jeunes ou au Réseau Enfants-Retour.

«Ce n'est pas à moi qu'ils en parlent, au final, c'est à Fanny, surtout», a nuancé la comédienne.

À propos de la scène du viol collectif, Ludivine Reding a avoué qu'elle avait «essayé de ne pas trop y penser». Pour se préparer, elle a rencontré une jeune femme qui avait l'âge de 14 ans lorsqu'elle a vécu cette expérience... aux mains de 14 hommes. Ludivine est d'avis que l'extrait de Fugueuse en montrait «juste assez».

«Ç'a fait autant jaser, justement parce que c'était nécessaire», a-t-elle plaidé.

L'artiste croit que Fugueuse peut réellement faire œuvre utile auprès des jeunes, en termes de conscientisation. Elle a d'ailleurs eu vent que le projet de l'auteure Michelle Allen alimentait énormément les discussions dans les écoles, tant chez élèves que chez les professeurs.

«Les jeunes, des fois, sont plus marqués par des images (...) Tu t'en rappelles souvent, des séries que tu as vues.»

Offre et demande

Déplorant non seulement le rôle des proxénètes, mais également celui des clients, dans le fléau de l'exploitation sexuelle («Les proxénètes, ils offrent, et les clients en demandent. C'est l'offre et la demande, c'est ça que ça crée...»), Ludivine Reding a réitéré à quel point Fugueuse exposait une réalité en «[n'allant] pas dans les stéréotypes» et en dépeignant une famille dite «normale» comme point de départ à l'intrigue.

«Je me retrouve dans Fanny quand j'avais 16 ans».

Au sujet de cette approche tentée par des individus louches qui ont tenté de les attirer, Laurence Latreille (Ariane dans la série) et elle, dans une véritable agence d'escortes, Ludivine dit avoir d'abord été interloquée et n'avoir pas été certaine, sur le coup, qu'il s'agissait d'une tentative réelle. Puis, elle a constaté, dans une story Instagram de sa collègue, qu'elle aussi avait été contactée. Les deux jeunes femmes n'ont pas tardé à signaler les comptes en question.

«C'était très insidieux, ce n'était pas clair ce qu'ils voulaient, honnêtement (...) Ils n'ont pas approché les bonnes personnes, mettons!»

Plus tard dans l'entrevue, Ludivine Reding a à nouveau salué cette adolescente qui lui a fait confiance en lui racontant sa propre histoire subie dans l'enfer de la prostitution, qui avait 14 ans au moment des faits, et 15 ans lorsqu'elle s'est ouverte à Ludivine.

«C'est l'une des rencontres les plus marquantes de ma vie. Elle ne me connaissait pas et elle m'a raconté son histoire de A à Z...»

Agnès dans Détestable moi

Nouvellement ambassadrice du Réseau Enfants-Retour, Ludivine Reding a parlé du programme de sensibilisation de l'organisme, AIMER (Acceptation, image de soi, mettre ses limites, égalités et relations saines), qui vise les étudiants de 5e et 6e année et première secondaire, pour sensibiliser à la prostitution juvénile et aux fugues, apprendre à dire non, à imposer ses limites et à se respecter soi-même.

D'ailleurs, Ludivine a tenu à rappeler, dimanche, que TVA et l'équipe de Fugueuse ne lui ont jamais mis de pression pour qu'elle endosse une responsabilité sociale dans la foulée de la série.

«J'ai tellement appris sur le sujet, a-t-elle expliqué. (...) C'est difficile de faire changer les choses ; on n'arrêtera pas tous les proxénètes, ni rien, mais juste de faire avancer les choses dans la bonne direction, d'en parler, d'écouter les gens sans les juger, je pense que c'est un pas dans la bonne direction».

Dans une portion plus personnelle, en fin d'entretien, on a parlé de l'initiation de Ludivine au doublage, lorsqu'elle avait 9 ans. Or, la gamine, qui voyait son papa, Sébastien Reding, faire des voix depuis toujours – il a notamment été celle de Drago Malefoy dans Harry Potter - aurait bien voulu commencer dans le métier à l'âge de quatre ans... mais c'était impossible, puisqu'elle ne savait pas lire!

Dès l'âge de 8 ans, elle a obtenu de petits rôles ; il fallait alors lui taper sur l'épaule pour qu'elle dise ses répliques. Puis, à 9 ans, elle a suivi un cours au Conservatoire, et elle n'a jamais arrêté de faire du doublage depuis. Elle a notamment doublé le personnage d'Agnès dans Détestable moi. Du doublage, Ludivine Reding a raconté avoir acquis une maturité, puisqu'elle a toujours exercé cet art entourée d'adultes.

On a également appris qu'à l'âge de 12 ans, Ludivine Reding s'était acheté un loft sur les bons conseils de ses parents, à qui elle voue une pleine confiance et avec qui elle a une très bonne relation. C'est son père qui l'avait guidée sur cette transaction, lui disant qu'il s'agissait là d'un bon investissement. Ludivine n'habite toutefois pas ledit loft, elle vit toujours avec son père.

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