DIVERTISSEMENT
15/03/2018 09:44 EDT | Actualisé 15/03/2018 09:44 EDT

Séjour à l’«Hotel» pour les 25 ans du Cirque Éloize

Cette 15e production originale alliera acrobatie, théâtre, danse, musique et l’humour!

Courtoisie Cirque Éloize

Le Cirque Éloize célèbre ses 25 ans en 2018 et présentera pour l'occasion un tout nouveau spectacle, Hotel, une création à grand déploiement qui nous entraînera entre les murs, vous l'aurez deviné, d'un hôtel chargé d'histoires improbables et lieu de tous les possibles.

«On a envie de fêter! On se fait plaisir», résume Jeannot Painchaud, président-fondateur et directeur de la création du Cirque Éloize, à propos du ton mis de l'avant dans cette 15e production originale de la troupe, qui alliera maintes disciplines, telles l'acrobatie, le théâtre, la danse, la musique live et l'humour.

Dans l'établissement fictif bien spécial de Hotel, on traversera trois époques : la décennie 1920, les années 1970 et le futur de 2040. Une multitude de personnages s'y entrecroiseront entre vestibule, escaliers et chambres, le temps d'un séjour haut en couleurs : un maître d'hôtel exigeant, une femme de chambre ratoureuse et un homme à tout faire héroïque, accompagné de son chien Carpette, formeront le personnel de l'hôtel, tandis que, chez les visiteurs de passage, on comptera une mariée délaissée au dernier étage, un touriste déjanté, un homme d'affaires pressé, des twins excentriques. Autrement dit, Hotel caricaturera avec beaucoup de fantaisie le portrait typique de n'importe quel hôtel.

«Quand la réflexion s'est entamée, il y a plus d'un an, sur le type de spectacle qu'on pourrait faire pour les 25 ans, on s'est demandé ce qu'on connaissait et ce qu'on avait découvert à travers ces 25 années de tournées. Une chose qu'on connaît bien, ce sont les hôtels, et particulièrement les lobbys d'hôtels! C'est parti de cette idée, de cet endroit où on a rencontré tellement de personnages, tellement de communautés, de ce lieu où il n'y a aucune discrimination, puisqu'à tout moment, il y a des gens qui entrent et qui sortent, qui viennent de tous les horizons, de tous les pays, de toutes les cultures. C'est très inspirant, et c'est un beau terrain de jeu, un lobby d'hôtel», continue Jeannot Painchaud, en suggérant que l'esthétique de la vague Art déco des années 20 et 30, et l'influence du cinéaste Wes Anderson et son Grand Budapest Hotel se refléteront dans ce nouveau collage.

Équipe gagnante

Autour d'Hotel se réunira sensiblement la même équipe qui a fait un succès de Saloon, dernier-né d'Éloize, en tournée depuis 2016 et présentement à l'affiche aux États-Unis. Le metteur en scène Emmanuel Guillaume, le directeur musical Éloi Painchaud (cousin de Jeannot Painchaud) et la chorégraphe Annie St-Pierre, entre autres, sont du lot.

Comme dans Saloon, le récit d'Hotel prendra racine dans un lieu physique, à savoir ici le lobby d'hôtel qui deviendra piste de cirque, après le cabaret du far west de Saloon. Mais là s'arrêtent les comparaisons, prévient Jeannot Painchaud. Alors que Saloon confie son ambiance sonore à trois musiciens, dans Hotel, c'est la voix de la chanteuse Sabrina Halde, du groupe Groenland, qui portera les mélodies à saveur électro-swing. Les acrobates joueront aussi de divers instruments. Puis, l'atmosphère générale de Hotel sera davantage clownesque et théâtrale.

«Il faut que le spectacle des 25 ans soit une célébration, que ça soit très musical. On veut laisser Manu, le metteur en scène, notre ami belge, aller encore plus loin dans sa folie, dans ce qu'il est comme acteur et metteur en scène, dans cet humour absurde belge. On lui a dit de se laisser aller encore davantage. Moi, j'ai toujours apprécié le travail clownesque, c'est en moi depuis le début d'Éloize, et j'ai toujours été attiré par les metteurs en scène qui avaient une approche, une vision, un regard sur le clown. Et Manu fait aussi bien du Shakespeare que du clown, et il a une grande sensibilité.»

Hotel sera présenté à Montréal, du 14 au 17 novembre prochain, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Les billets seront en vente ce samedi, 17 mars, à midi (placedesarts.com).

À voir également :