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14/03/2018 14:08 EDT | Actualisé 14/03/2018 15:06 EDT

Les recherches se poursuivent pour retrouver le jeune Ariel Jeffrey Kouakou

Aucune possibilité n'est écartée.

Courtoisie SPVM

Courtoisie SPVM

Les policiers de Montréal ratissent à nouveau mercredi le secteur de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville et les berges de la rivière des Prairies où Ariel Jeffrey Kouakou, un garçon de 10 ans porté disparu depuis 48 heures, a été vu pour la dernière fois.

Les enquêteurs tentent quant à eux de remonter le fil des événements afin de découvrir une piste qui permettrait de retrouver le garçon, a expliqué l'inspecteur André Durocher, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), en entrevue avec La Presse canadienne mercredi matin.

L'enfant avait quitté son domicile de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville vers midi, lundi, pour se rendre chez un ami, mais il n'a pas été aperçu depuis. Ce sont des membres de sa famille qui ont signalé sa disparition lundi en fin d'après-midi. Mercredi matin, des pompiers et des volontaires ratissaient le secteur fraîchement recouvert de neige afin de tenter de trouver le garçon, ou du moins des indices.

"On n'écarte aucune possibilité, a déclaré M. Durocher. Évidemment, certaines sont plus probables que d'autres. C'est triste, mais il y a une rivière tout près. On doit regarder près des berges, regarder s'il y a des indices qui nous portent à croire qu'il pourrait avoir glissé."

Le père du garçon, Frédéric Kouakou, ne croit pas que l'enfant serait allé au bord de l'eau. "Je connais mon fils: on n'est jamais allés au bord de l'eau. Ça lui aurait tenté si on avait pris l'habitude d'aller au bord de l'eau avec lui", a dit M. Kouakou, qui s'est joint aux volontaires sur le terrain mercredi.

M. Kouakou, un enseignant, a par ailleurs "formellement" exclu la thèse de la fugue; il penche plutôt pour l'enlèvement. Les policiers soutiennent que la piste de l'enlèvement n'est pas écartée, mais qu'elle n'est pas la plus probable.

Issiaka Samassi, qui connaît le père du garçon, s'était joint aux bénévoles qui ratissaient le secteur mercredi, à l'invitation de l'association ivoirienne locale. Il a décrit le père comme un homme "très aimable, très sociable", qui a immigré de Côte d'Ivoire il y a plusieurs années.

Les quelque 70 informations reçues par la police mardi ont presque toutes été traitées, a par ailleurs indiqué l'inspecteur Durocher. "Dans ces types d'enquêtes, nous devons être sûrs que nous n'avons rien oublié. Toute piste - que ce soit un vêtement, une empreinte, n'importe quoi -, c'est ce que nous essayons de trouver."

En fin de soirée mardi, les policiers avaient levé l'alerte Amber déclenchée durant l'après-midi. Cet "électrochoc" que les policiers souhaitaient donner aux recherches a atteint son objectif, a soutenu l'enquêteur Durocher. L'alerte a notamment permis de retrouver une femme qui avait parlé au garçon au parc des Bateliers - un témoin "très crédible", que les policiers voulaient à tout prix retracer. La police s'est entretenue mardi soir avec cette femme qui aurait aperçu le garçon la veille, vers 14 h, dans le parc des Bateliers.

Selon l'inspecteur Durocher, le garçon se serait rendu à destination chez son ami, et "voyant qu'il n'était pas là et que la porte était barrée, aurait voulu revenir vers chez lui". C'est à ce moment que la femme aurait pu le voir dans le parc des Bateliers.

Ariel Jeffrey Kouakou mesure 1m40 (environ 4 pieds et 8), pèse 40 kg (environ 90 livres), il a la peau noire, les yeux noirs et les cheveux noirs, et il s'exprime en français. Au moment de sa disparition, il portait un manteau noir avec un capuchon, un pantalon gris et des souliers jaunes.

Toute personne ayant de l'information à communiquer concernant cette disparition peut le faire de façon anonyme et confidentielle à Info-Crime Montréal, au 514 393-1133, ou en composant le 9-1-1.