POLITIQUE
13/03/2018 15:44 EDT | Actualisé 13/03/2018 15:58 EDT

Le chef de la CAQ François Legault ne se reconnaît pas en Doug Ford

Les deux hommes politiques affrontent des adversaires libéraux qu'ils estiment usés.

QUÉBEC – Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, veut défaire un gouvernement libéral qu'il estime usé. Il croit aussi être capable d'améliorer les services publics tout en abaissant les impôts... à l'instar du nouveau chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Doug Ford.

Même si les deux hommes ont des positions similaires, notamment sur le plan fiscal et la vision des affaires, M. Legault dit qu'il ne se reconnaît pas en M. Ford. «Je n'ai pas de problème avec l'avortement. Donc, en partant, je peux vous dire ça», a-t-il répondu, lors d'un point de presse.

«Mais je ne veux pas commencer à qualifier ou à essayer de dire sur quoi je ne suis pas d'accord ou d'accord avec M. Ford», a poursuivi M. Legault.

La situation est différente, la plateforme est différente, les défis sont différents.François Legault

Il se garde également de faire toute comparaison entre les deux provinces. «La situation est différente, la plateforme est différente, les défis sont différents. Comme vous le savez, nous avons un écart en termes de richesse entre le Québec et l'Ontario, alors je veux faire mieux qu'eux pour diminuer cet écart.»

M. Ford a été élu chef des conservateurs en Ontario samedi, au terme d'une course très serrée. Il remplace Patrick Brown, qui a dû démissionner à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle.

Selon les plus récents sondages, le gouvernement libéral de Kathleen Wynne formerait la deuxième opposition. M. Ford pourrait donc devenir le prochain premier ministre de l'Ontario, et ce, même si le frère du défunt maire de Toronto, Rob Ford, est controversé.

Les élections en Ontario ont lieu en juin. Le chef de la CAQ dit qu'il est prêt à travailler tant avec la première ministre sortante, Kathleen Wynne, que M. Ford, s'il est élu premier ministre au mois d'octobre.

Courants de populisme

La semaine dernière, en France, le premier ministre Philippe Couillard a dressé des parallèles entre les partis populistes en Europe et la CAQ. Il est d'avis que le Québec n'est pas à l'abri de ces courants politiques.

M. Couillard a accusé son adversaire caquiste d'avoir adopté une politique nataliste, qui encourage les femmes à faire plus d'enfants. Sa ministre de la Condition féminine, Hélène David, a fait une sortie pour dénoncer ce qui serait selon elle un recul pour les femmes.

M. Legault a riposté par le biais de sa page Facebook. «Je ne sais pas si c'est la chute des libéraux dans les sondages, mais le nouveau visage de Philippe Couillard, hargneux et malhonnête, ne fait pas honneur à sa fonction», a-t-il écrit.

Il dit qu'il a l'intention de mener une «campagne positive, qui fait appel à l'intelligence des Québécois» et d'attaquer le gouvernement libéral sur le fond, non sur la forme.

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