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08/03/2018 08:25 EST | Actualisé 08/03/2018 08:25 EST

Taxes acier: Donald Trump sera flexible avec les «vrais amis» des Américains

Il vient confirmer ce que sa porte-parole avait affirmé mercredi.

Leah Millis / Reuters

Le président américain Donald Trump a promis jeudi de faire preuve de flexibilité avec les "vrais amis" des Etats-Unis dans l'imposition annoncée de taxes à l'importation sur l'acier et l'aluminium.

"Nous devons protéger et bâtir nos industries de l'acier et de l'aluminium tout en faisant preuve d'une grande flexibilité et de coopération avec ceux qui sont des vrais amis et nous traitent de manière équitable à la fois dans le commerce et la défense", a-t-il tweeté, précisant qu'il rencontrerait les responsables du secteur jeudi après-midi à la Maison-Blanche.

Le président républicain a annoncé il y a une semaine son intention d'imposer 25% de taxes sur les importations d'acier et 10% sur celles d'aluminium, ravivant le spectre d'une guerre commerciale entre les Etats-Unis et nombre de ses alliés à commencer par le Canada, son premier partenaire commercial et premier fournisseur d'acier.

Le promulgation formelle de ces taxes pourrait intervenir dès jeudi.

Face à la levée de boucliers dans le monde entier, la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders a fait savoir mercredi qu'il pourrait y avoir des "dérogations" pour le Mexique et le Canada - partenaires des Etats-Unis dans le traité de libre-échange en cours de renégociation Aléna - et pour "potentiellement d'autres pays".

Selon le Washington Post citant des hauts responsables de l'administration américaine, le Canada et le Mexique seraient exemptés de ces taxes durant 30 jours. Cette dérogation pourrait être prolongée en cas de progrès dans la renégociation de l'ALÉNA, a-t-il ajouté.

Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a également donné des signes d'apaisement mercredi, assurant que la décision d'appliquer ces taxes avait été "mûrement réfléchie" et que les Etats-Unis ne cherchaient pas une guerre commerciale.

Et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a précisé que des "dérogations" étaient envisagées et que l'administration "négociait des deals" au cas par cas.

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