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07/03/2018 13:12 EST | Actualisé 07/03/2018 13:20 EST

Découvrez André Kasper, le jeune trans de «Hubert et Fanny»

«J'ai beaucoup appris, c'était un rôle extrêmement différent...»

Radio-Canada

De l'orphelin Siffleux dans Les pays d'en haut au jeune trans Justin/Jade dans Hubert et Fanny : à 16 ans, André Kasper se réjouit déjà de la diversité des rôles qu'il a eu à défendre depuis ses débuts comme comédien, lorsqu'il avait cinq ans.

«Depuis que je suis petit, je vois ça comme un jeu, indique l'adolescent. Maintenant, c'est davantage un métier, mais c'est toujours une activité le fun qui me fait tripper. C'est tellement plaisant d'incarner quelqu'un que tu n'es pas, de rencontrer plein de personnes nices, et de vivre des expériences que tu n'oublieras jamais...!»

On l'a aussi vu dans Les Argonautes (où il personnifiait un extraterrestre), dans Prémonitions, dans Conseils de famille, et il a tenu le premier rôle du film La gang des hors-la-loi, 24e et dernier titre de la franchise des Contes pour tous, sorti en 2014. Présentement, on peut apprécier son talent au cinéma dans le dernier cru de Bernard Émond, Pour vivre ici, de même que dans la série jeunesse La dérape, disponible en entier sur Club illico.

S'il ne cache pas que de prêter vie à Justin, ce garçon résolu à changer de sexe – et à convaincre ses parents, Hélène (Fanny Mallette) et Alain (Henri Chassé) du sérieux de sa démarche - dans Hubert et Fanny, a constitué «un vrai défi», André Kasper évoque surtout les rencontres mémorables qui ont jalonné son séjour sur le plateau de la fiction de Richard Blaimert, réalisée par Mariloup Wolfe.

«J'ai beaucoup appris, c'était un rôle extrêmement différent. Ça fait quand même dix ans que je suis acteur, et c'est un rôle qui m'a permis de sortir de ma zone de confort. C'était incroyable, super le fun, très agréable, mais c'était quand même un défi pour moi, de trouver la source, de me mettre dans les chaussures d'une personne comme ça. C'était dur pour moi, mais j'ai beaucoup appris avec ça», explique-t-il, avant de s'enthousiasmer à propos de ses partenaires de travail.

«Fanny Mallette, je la connaissais avant, on avait fait un court-métrage ensemble. C'était super cool de la retrouver. J'adore tourner avec elle. Quand il y a des scènes émotives, on se perd dans ses yeux! Henri (Chassé) est super drôle. J'ai adoré travailler avec Mylène (St-Sauveur), même si on a tourné moins de scènes qu'on pensait ensemble, parce que nos personnages se parlent souvent au téléphone. Mais elle est super nice! Tout le monde, Thomas (Beaudoin), Rodley (Pitt, qui interprète Devin, le colocataire d'Hubert), qui est tellement drôle... Tout le monde est vraiment le fun

André Kasper est même allé applaudir sa grande sœur fictive, Mylène St-Sauveur, dans Vu du pont, sur les planches du TNM, bien après la fin des enregistrements d'Hubert et Fanny.

«Elle et moi, on a parlé du cinéma en général. Un des conseils qu'elle m'a donnés, c'est qu'on peut toujours apprendre. De ne pas avoir peur de vouloir apprendre, même si on est jeune et qu'on commence à grandir. On s'entend super bien, elle et moi», détaille celui qui s'est également lié d'amitié avec Sam-Éloi Girard dans les décors de Conseils de famille.

«On avait travaillé ensemble sur Les Argonautes. On se connaît depuis qu'on a, genre, 7 ans, et on est super proches, on est vraiment des meilleurs amis!»

Radio-Canada

En français et en anglais

André Kasper est né à Toronto, où sa famille a vécu jusqu'à ses trois ans.

«Mes parents sont bilingues et voulaient que j'apprenne le français avant l'anglais, parce que c'est plus difficile à apprendre après, raconte l'artiste. À Toronto, j'allais dans une école française. Quand on a déménagé au Québec, ma diction s'est un peu perdue avec l'accent québécois. Alors, ma mère s'est dit qu'elle devrait m'inscrire dans une école de théâtre pour améliorer ma diction. Dans ces cours de théâtre, on faisait des court-métrages et des films, et mon professeur a proposé de m'inscrire dans une agence. Au début, ma mère ne voulait pas, mais finalement, elle a dit oui, et c'a commencé!»

C'a commencé, en fait, avec une apparition dans C.A, qui a finalement été retranchée au montage, se remémore André Kasper en riant. De fil en aiguille, il a eu la piqûre de l'écran, mais ses passions sont nombreuses. Le jeune homme s'intéresse notamment aux mathématiques, à la science et à l'architecture, en plus de jouer au soccer et au futsal, de faire du ski, de dessiner et de jouer du piano et composer ses propres pièces. Une variété d'intérêts qui facilitera probablement son choix de carrière, le moment venu. Actuellement en quatrième secondaire, il a déjà un plan tout tracé en tête.

«J'aimerais être acteur plus tard, mais je me garde toujours un plan B, parce que c'est un métier qui peut varier. Surtout que, faire la transition de l'enfance à l'âge adulte, quand on est acteur, c'est vraiment quelque chose! Je vais aller à l'université dans un autre domaine, et faire une ou deux sessions à l'étranger, parce que mon père est norvégien; si je veux garder ma citoyenneté norvégienne, je dois aller vivre en Norvège pendant un an, avant mes 21 ans. Je planifie donc, après le cégep, d'aller vivre là pendant un an, faire une ou deux sessions dans un champ qui m'intéresse, autre que le cinéma, et après, j'essaierai d'entrer dans une école de cinéma à Londres ou à New York, si c'est possible.»

André Kasper cumule d'ailleurs quelques mandats anglophones dans son bagage, dont la nouvelle série Big Top Academy, sous la direction du Montréalais François Gingras. Or, il avance lui-même en riant qu'il ne connaît pas encore le rêve hollywoodien, et qu'il peut encore mener un quotidien «normal», malgré son début de notoriété.

«Mon école est quand même petite, je connais pas mal tout le monde, et tout le monde me connaît comme André, la personne, et non comme l'acteur. La majorité, du moins. Et la plupart sont mes amis. Oui, il y a une certaine popularité qui vient avec ça mais pas au point que ça devient dérangeant. Ce n'est pas comme à Hollywood! (rires)»

Hubert et Fanny, mardi, à 21h, à Radio-Canada.

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