POLITIQUE
06/03/2018 13:19 EST | Actualisé 06/03/2018 15:51 EST

Andrew Scheer s'attire les foudres des libéraux pour sa mission commerciale à Londres

Le chef de l'opposition se défend de vouloir contrevenir aux règles.

Blair Gable / Reuters
Andrew Scheer.

Le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, reproche à Andrew Scheer sa mission économique à Londres, suggérant à mots à peine voilés que le chef conservateur ne comprend pas les règles du jeu en matière commerciale.

Le leader conservateur, qui a entamé mardi une tournée économique au Royaume-Uni, s'est attiré les foudres du ministre Champagne. Ce dernier a gazouillé lundi sa stupéfaction face à la démarche, notant qu'il existait déjà un traité entre Canadiens et Britanniques.

Tant que le Royaume-Uni n'aura pas quitté l'Union européenne (UE), le traité en question - l'Accord économique et commercial global (AECG) - reste en vigueur, et "il ne peut légalement y avoir aucune négociation formelle sur un nouvel accord", a précisé l'attaché de presse de M. Champagne.

Au bureau du chef de l'opposition, on se défend de vouloir contrevenir aux règles. Andrew Scheer est en sol britannique "afin de préparer le terrain pour sa promesse de négocier une entente de libre-échange entre le Royaume-Uni et le Canada s'il est élu premier ministre en 2019", a-t-on dit.

Le leader conservateur "profitera de ce voyage de quatre jours pour "bâtir des relations" avec le gouvernement britannique conservateur et faire la promotion de l'idée d'une entente de libre-échange entre les deux pays", a ajouté son attachée de presse, Virginie Bonneau.

Sur Twitter, lundi soir, le ministre Champagne a raillé Andrew Scheer, suggérant qu'il ne maîtrisait pas les enjeux en matière de commerce international. Il avait invité le chef conservateur à l'appeler "n'importe quand" s'il avait besoin d'une séance d'information technique.

Le lieutenant politique du Parti conservateur, Alain Rayes, est venu à la rescousse de son chef.

"Vous devriez aller en Inde, en Chine et aux USA pour aider votre PM car il ne semble pas y avoir grand chose qui fonctionne dans les discussions économiques présentement", a-t-il écrit, évoquant les récents voyages de Justin Trudeau et la renégociation de l'ALÉNA.

Le leader de l'opposition officielle profite de son escale de quatre jours au Royaume-Uni pour rencontrer des ministres de premier plan du gouvernement de Theresa May.

Il s'est entretenu mardi avec le secrétaire d'État des Affaires étrangères Boris Johnson, et doit notamment échanger mercredi avec et le secrétaire d'État au Commerce international, Liam Fox, l'homologue de François-Philippe Champagne.

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