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05/03/2018 15:00 EST | Actualisé 05/03/2018 15:00 EST

Des élèves de Montréal ne se sont toujours pas envolés pour leur voyage éducatif

Un recours collectif pourrait être envisageable, selon le pdg de volenretard.ca.

courtoisie/Marc-André Patry

Les élèves de la Commission scolaire de Montréal qui devaient partir en Espagne en voyage éducatif partiront mardi sur les airs de Lufthansa, a appris le HuffPost Québec.

Le groupe devait s'envoler vendredi sur KLM en direction d'Amsterdam pour ensuite attraper un autre vol pour atteindre Madrid. L'avion, victime d'un bris mécanique en Europe, n'a jamais quitté le tarmac d'Amsterdam.

L'enseignant en histoire à l'Académie Dunton, Marc-André Patry, semblait au bout du rouleau lundi matin, après avoir travaillé toute la fin de semaine à trouver des options de vol pour son groupe. «Habituellement, un voyage comme ça, c'est très demandant pour nous, parce que c'est beaucoup de responsabilité de s'occuper des jeunes. Là, on n'est même pas parti et je suis épuisé», soupirait-il. Son entrain reprenait en après-midi à l'annonce de la bonne nouvelle pour ses élèves. «Tout le poids des instances de la CSDM, le poids [des parents] et des médias ont contribué à exercer sur Education First (EF) de la pression afin de les bouger davantage et de sécuriser un départ, mais il reste quelques confirmations...», a-t-il affirmé par courriel.

Plus fréquent qu'on pense

Le président-directeur-général de volenretard.ca, Jacob Charbonneau, soutient que ce genre de problème est fréquent. Sa compagnie vise à aider les voyageurs qui, justement, ont dû reporter leur voyage à cause d'une annulation ou d'une autre situation hors de leur contrôle.

L'idée est d'aller chercher les compensations prévues à la loi et que les clients ont le droit de recevoir. Une situation qui se produit assez fréquemment pour faire rouler la compagnie de M. Charbonneau depuis deux ans.

«On en voit souvent, pratiquement aussi souvent pour les groupes comme la CSDM que pour des voyageurs individuels. C'est malheureux pour les jeunes, déplore l'entrepreneur. Ce qui est dommage, c'est que souvent les clients ne connaissent pas leurs droits et se demandent comment agir avec une compagnie internationale. C'est souvent difficile de parler avec des gens qui peuvent prendre des décisions.»

Pour M. Charbonneau, il ne fait nul doute que KLM est dans le tort. «KLM n'a pas le choix de rembourser parce que les places ont été inutilisées», indique-t-il, avançant que les compensations supplémentaires peuvent aller jusqu'à 900$ par billet. «Il y a clairement eu un manque de leadership des deux côtés, chez KLM et chez Education First.»

Lorsque informé que le groupe n'était toujours pas parti pour l'Europe, M. Charbonneau a eu un rire d'incrédulité. «Cette situation pourrait faire l'objet d'un recours collectif», a-t-il laissé tomber.