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05/03/2018 09:44 EST | Actualisé 05/03/2018 10:50 EST

L'aide humanitaire arrive finalement dans la Ghouta orientale

L'ONU a toutefois précisé sur Twitter que plusieurs biens médicaux de première nécessité n'ont pu être mis à bord des camions.

Un premier convoi d'aide humanitaire est entré lundi dans la Ghouta orientale, la dernière banlieue de Damas encore contrôlée par l'insurrection syrienne.

Quarante-six camions organisés par les Nations unies et des organisations caritatives sont arrivés dans cette enclave assiégée où sont piégées quelque 400 000 personnes.

L'agence humanitaire de l'ONU a dit que le convoi qui est arrivé dans la ville de Douma est chargé de biens médicaux et de suffisamment de nourriture pour alimenter environ 27 500 personnes.

L'agence a toutefois précisé sur Twitter que plusieurs biens médicaux de première nécessité n'ont pu être mis à bord des camions.

C'est la première fois que la région est ravitaillée depuis trois semaines, et la première fois que Douma l'est depuis novembre. Douma est la plus grande ville de la Ghouta orientale.

Plus de 600 civils ont été tués dans le secteur au cours des deux dernières semaines.

Les camions transportent notamment de la farine et des biens médicaux. Un représentant de l'Organisation mondiale de la Santé a dit que plusieurs équipements médicaux ont été rejetés lors de l'inspection obligatoire des camions - notamment les trousses chirurgicales, celles utilisées en traumatologie, l'équipement de dialyse et l'insuline.

Soixante-dix pour cent de l'aide médicale aurait été rejetée par le régime syrien, qui aurait aussi refusé qu'on la remplace par d'autres marchandises. Conséquemment, trois des 46 camions sont essentiellement vides, a déploré un représentant du Programme alimentaire mondial.

Le président syrien Bachar el-Assad a annoncé dimanche que l'offensive militaire se poursuivra dans la Ghouta orientale, tout en affirmant que la pause humanitaire quotidienne de cinq heures ordonnée par la Russie sera préservée pour permettre aux civils qui souhaitent le faire de s'en aller. Il a dit ne voir aucune contradiction entre la trêve et l'opération militaire.

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