POLITIQUE
03/03/2018 16:58 EST | Actualisé 03/03/2018 16:59 EST

Le Bloc québécois refuse d'exclure les députés dissidents

Mme Ouellet a indiqué que pour elle, il n'avait jamais été question d'exclure le groupe de députés dissidents.

THE CANADIAN PRESS

La chef du Bloc québécois Martine Ouellet a annoncé samedi qu'il était hors de question d'exclure les sept députés qui ont démissionné, la semaine dernière, du caucus du parti.

À l'issue d'une longue réunion extraordinaire du Bureau national du parti, Mme Ouellet a indiqué que pour elle, il n'avait jamais été question d'exclure le groupe de députés dissidents.

Prenant exemple sur son propre cas _ Mme Ouellet est députée indépendante à l'Assemblée nationale tout étant membre du Parti québécois _, la chef a souligné que ces élus "peuvent demeurer membres du Bloc québécois s'ils le souhaitent".

Elle a ajouté que s'ils souhaitaient réintégrer le caucus, ils étaient les bienvenus. Mme Ouellet n'a toutefois dit s'il elle avait formulé de conditions pour un éventuel retour de ces élus qui ont décidé de former le "Groupe parlementaire québécois".

Par ailleurs, le Bureau national a renouvelé sa confiance envers Mme Ouellet et a relancé l'invitation aux dissidents de réintégrer le caucus.

C'était la première apparition publique de Mme Ouellet depuis qu'une vingtaine d'ex-députés bloquistes lui ont montré le chemin de la sortie dans une lettre ouverte publiée dans les pages du "Devoir", vendredi. Les conseils exécutifs de deux circonscriptions ont aussi réclamé son départ pour faire passer "avant toute chose le bien supérieur du mouvement indépendantiste".

Lettre ouverte

Plus tôt, le groupe des sept avait déclaré que si le Bureau national les excluait, il aurait "contribué à la mort du Bloc québécois".

Dans une lettre ouverte publiée dans "Le Journal de Montréal", ils ont accusé Martine Ouellet d'avoir "exigé leur soumission" depuis son arrivée à la tête du parti.

Ils répètent que le leadership, les orientations et la vision de la chef, centrés uniquement sur l'indépendance, ne servent pas les intérêts du Québec.

Ils rappellent que les décisions sur l'avenir du Québec se prendront à Québec et non à Ottawa, et qu'entre-temps, le Bloc québécois "a la responsabilité de protéger le Québec des effets néfastes du carcan fédéral".

"Une chef qui utilise son premier conseil général pour s'en prendre à ses propres députés, est-ce que ça sert le Québec ? Une chef qui siège à Québec quand son parti est à Ottawa, est-ce que ça sert le Québec ?", ont-ils écrit.