POLITIQUE
01/03/2018 19:52 EST | Actualisé 01/03/2018 23:43 EST

Le gouvernement fédéral espère pouvoir remplacer l'avion du premier ministre

«Envisageons-nous de remplacer la flotte? Oui»

THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson

Surnommé le «Taj Mahal», l'avion du premier ministre et du gouverneur général commence à trahir son âge et devra être prochainement remplacé.

Construit il y a 31 ans, l'appareil a subi une panne mécanique lors d'une récente escale à Rome, ce qui a failli empêcher M. Trudeau d'arriver en Inde selon l'horaire prévu, le mois dernier.

Ce n'était pas la première déconvenue subie par l'avion. En octobre 2016, un voyant s'était allumé pour indiquer que les volets de l'appareil étaient coincés, ce qui avait contraint le pilote à rebrousser chemin 30 minutes après le décollage. Le premier ministre se rendait alors en Belgique pour signer l'entente de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.

Le problème survenu à Rome impliquait un capteur endommagé, qui avait déjà fait l'objet d'au moins une réparation. L'escale a duré environ trois heures au lieu des 90 minutes habituelles.

L'avion en question, un Airbus 310-300, est l'un des cinq appareils militaires de transport achetés par l'armée de l'air canadienne en 1992. La compagnie aérienne Wardair en avait précédemment fait l'acquisition en 1987 pour les convertir en avions commerciaux.

Les quatre autres appareils servent toujours pour le transport militaire.

Une source gouvernementale a indiqué que le gouvernement se demandait si le temps de remplacer l'appareil était venu.

«Est-ce que les appareils vieillissent? Oui. Envisageons-nous de remplacer la flotte? Oui», a dit cette source.

En 2016, un rapport du ministère de la Défense nationale indiquait qu'il en coûterait de 500 millions $ à 1,5 milliard $ pour remplacer les cinq avions. Le ministère procède actuellement à un examen des solutions, qui devrait être terminé d'ici la fin de l'année.

Les nouveaux appareils seraient livrés de 2026 à 2036.

L'appareil, officiellement appelé le Can Force One, avait été surnommé le «Taj Mahal» par Jean Chrétien alors qu'il était chef de l'opposition en 1992. Il s'était alors opposé à l'achat et à la décision de transformer l'Airbus en bureau volant pour le premier ministre. Le prix d'achat et de conversion s'était élevé à 56 millions $, dont 3 millions $ pour l'installation d'un compartiment privé comprenant une salle à manger, une douche, des lits pliants et une salle de divertissement.

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