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28/02/2018 11:40 EST | Actualisé 01/03/2018 06:51 EST

Facebook présente ses excuses après la censure d'une «Vénus» préhistorique

La Vénus de Willendorf est la représentation préhistorique de femme la plus populaire et la plus connue au monde.

Herwig Prammer / Reuters
La Vénus de Willendorf.

Le réseau social Facebook a présenté jeudi ses excuses après la censure récente d'une représentation de la "Vénus de Willendorf", figurine vieille de près de 30 000 ans considérée comme un chef d'oeuvre de l'art paléolithique.

"Nous nous excusons pour cette erreur et avons indiqué à l'annonceur que nous approuvons son annonce", a indiqué à l'AFP une porte-parole de Facebook.

Confirmant une information de la revue spécialisée Art Newspaper, le Museum d'histoire naturelle (NHM) de Vienne, qui possède la statuette, s'était indigné mercredi de la censure d'un message représentant la Vénus posté fin décembre par une activiste des arts italienne, Laura Ghianda.

Figure féminine nue et plantureuse, la Vénus de Willendorf, découverte dans le village autrichien éponyme au début du 20e siècle, est "la représentation préhistorique de femme la plus populaire et la plus connue au monde", avait relevé le musée.

Facebook a souligné jeudi que sa "politique en matière de publicité ne permet pas la nudité ou la nudité suggérée". "Mais nous faisons une exception pour les statues, et à ce titre cette annonce aurait dû être approuvée", a précisé la porte-parole.

"Nous estimons qu'un objet archéologique, et tout particulièrement une icône de ce type, ne doit pas être interdit sur Facebook, pas plus qu'aucune autre oeuvre d'art", avait affirmé le musée, qui a également réagi sur le réseau social.

"Il n'y a aucune raison pour que le NHM de Vienne couvre la Vénus de Willendorf (...) et cache sa nudité, que ce soit au musée ou sur les réseaux sociaux", avait aussi souligné son directeur, Christian Köberl, soulignant n'avoir "jamais entendu parler de quelqu'un qui aurait été heurté à la vue de cette oeuvre".

Le NHM a toutefois indiqué n'avoir jamais expérimenté directement de censure de la part de Facebook, y compris pour une publication récente concernant "la pornographie à l'Âge de pierre".

Le réseau social est régulièrement mis en cause pour les contenus dont il autorise ou n'autorise par la diffusion. La justice française doit se prononcer le 15 mars sur le cas d'un internaute qui lui reproche d'avoir fermé son compte pour avoir publié une photo du tableau de Gustave Courbet "L'origine du Monde", représentant un sexe féminin.