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28/02/2018 12:51 EST | Actualisé 28/02/2018 12:52 EST

Un homme reconnaît «une quarantaine» de viols et d'agressions sexuelles en France

Cette affaire est l'une des plus importantes de la période récente en France en terme de victimes.

Un ouvrier du nord de la France a été inculpé mercredi après avoir reconnu "une quarantaine" de viols et d'agressions sexuelles depuis les années 1990, une des plus retentissantes affaire du genre dans ce pays ces dernières années.

Son identification fait suite à une information judiciaire ouverte en 1996 concernant "19 femmes", dont "des mineures", après "toute une série d'infractions, essentiellement des viols", a précisé à la presse le procureur de la République de Valenciennes (nord), Jean-Philippe Vicentini.

L'homme, un père de famille âgé de 57 ans et domicilié à Pont-sur-Sambre (nord), a "globalement reconnu les faits", a déclaré le procureur. "Il évalue le nombre de ses victimes à une quarantaine", a-t-il ajouté.

Le violeur présumé, dont l'identité n'a pas été divulguée par les autorités, était entendu mercredi après-midi par un juge, qui devrait logiquement décider de l'incarcérer. Il avait été arrêté lundi dans sa voiture à Pont-sur-Sambre, et placé en garde à vue.

La semaine dernière, il avait à nouveau agressé une femme, en Belgique cette fois. C'est grâce à la plaque minéralogique de sa voiture, repérée sur le lieu de son forfait et immatriculée en France, qu'il a pu être identifié par la police judiciaire de Lille (nord). "Son ADN a pu être comparé, et il s'avère qu'il est concordant" avec des traces d'ADN trouvées sur plusieurs de ses victimes, a expliqué le procureur Vicentini.

Attaquées de dos

Le violeur présumé agissait à chaque fois de la même manière. "Les femmes étaient attaquées de dos, très tôt le matin, il portait des gants et avait le visage masqué, en tout ou partie, par exemple par un bonnet", a rapporté le magistrat.

Lors de son audition, cet homme a fait aux enquêteurs "des révélations spontanées", selon le parquet. Il a avoué avoir agi "sous le coup de pulsions qu'il ne parvenait pas à contrôler", a raconté le procureur.

Les investigations ont été compliquées" et aujourd'hui encore, "de nombreuses investigations restent à accomplir", a affirmé le procureur à la presse.

La police judiciaire de Lille s'est efforcée de contacter "le plus grand nombre de victimes possible. Elles étaient particulièrement touchées, elles n'y croyaient plus", a commenté le patron du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Lille, Jean-Pierre Muller.

Concernant le profil du violeur présumé, "ce n'est pas quelqu'un ayant attiré l'attention" sur lui. L'homme avait un emploi d'agent d'entretien dans une entreprise de la région et était aussi grand-père, selon le quotidien La Voix du Nord.

Il avait été entraîneur et président du club de football de Pont-sur-Sambre. "Vous pouviez lui demander ce que vous vouliez, il rendait service. Il était estimé de la plupart des gens qui le connaissaient, c'était quelqu'un de sociable. Il y avait toujours du monde chez lui, les joueurs passaient à son domicile...", a raconté à l'AFP le président actuel du club, Willy Lebrun.

Cette affaire est l'une des plus importantes de la période récente en France en terme de victimes. En 2015, un homme de 40 ans avait été mis en examen à Evry (région parisienne) pour 33 viols, tentatives de viols et agressions sexuelles commis entre 1995 et 2000, pour la plupart dans une forêt.