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28/02/2018 10:46 EST | Actualisé 28/02/2018 10:46 EST

Malgré l'abandon de Phénix, les syndiqués de la fonction publique ont manifesté

Les manifestants de l'Alliance de la fonction publique du Canada se sont réunis à Montréal.

Facebook/SESJ SCC QC

Malgré l'intention d'abandonner le controversé système de paie Phénix exprimée dans le budget fédéral, les syndiqués de la fonction publique du Canada ont de nouveau organisé une manifestation, mercredi, à Montréal, pour demander au gouvernement Trudeau d'accélérer le pas pour régler le problème, qui perdure depuis deux ans.

Les membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec), déplorent la lenteur du processus et exhortent le gouvernement à agir de "manière structurée et non improvisée".

Les manifestants étaient convoqués devant un édifice fédéral de la rue Peel, dès 6 h, mercredi matin.

Le budget de Bill Morneau dévoilé mardi prévoit injecter 16 millions $ de plus sur deux ans, à compter de 2018-2019, afin de travailler à la mise en place d'un nouveau système de paie au fédéral.

Entre-temps, le budget prévoit une autre somme de 431,4 millions $ sur six ans, rétroactive à 2017-2018, pour "continuer à réaliser des progrès relatifs aux problèmes liés à Phénix". Cette somme doit servir à l'embauche d'employés supplémentaires.

L'AFPC-Québec promet d'ailleurs de continuer de faire pression sur le gouvernement fédéral pour "que ses membres cessent de rembourser le montant brut des trop-payés et qu'ils obtiennent une compensation pécuniaire pour l'ensemble de ce fiasco".

"Malgré l'annonce faite hier (mardi) dans le cadre du budget, il n'en demeure que le système est un cauchemar pour les membres depuis deux ans. La patience à ses limites", a déclaré Magali Picard, vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC-Québec, dans un communiqué.

Selon un sondage maison réalisé par l'AFPC-Québec, 75 pour cent de ses membres disent avoir éprouvé des problèmes de paie depuis deux ans.