POLITIQUE
28/02/2018 21:34 EST | Actualisé 28/02/2018 21:34 EST

L'ombre de Patrick Brown dans le dernier débat des progressistes-conservateurs

Patrick Brown s'est retrouvé au coeur du débat des candidats à la chefferie.

THE CANADIAN PRESS

Bien qu'il s'est retiré de la course à sa propre succession à la tête du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Patrick Brown s'est retrouvé au coeur du deuxième et dernier débat des candidats à la chefferie de son parti mercredi.

Alors que les conservateurs cherchent à tourner la page sur la tourmente causée par la démission de Patrick Brown, en janvier, et sa courte tentative de réhabilitation, les quatre candidats en lice pour la chefferie se sont fait demander s'ils permettraient à l'ex-chef d'être candidat à la prochaine élection sous leur leadership.

L'ex-députée Christine Elliott ainsi que l'avocate et femme d'affaires Caroline Mulroney ont répondu qu'elles laisseraient revenir Patrick Brown s'il parvient à prouver son innocence relativement aux allégations d'inconduite sexuelle et d'irrégularités financières avant le début de la campagne électorale prévue ce printemps.

Même si Patrick Brown nie les allégations et qu'il soutient que sa réputation a déjà été rétablie, les deux candidates ont soutenu qu'il n'appartient pas à lui d'en décider.

«Dire que vous avez blanchi votre nom et le faire sont deux choses bien différentes», a déclaré Caroline Mulroney.

L'ex-conseiller municipal de la Ville de Toronto, Doug Ford, a répondu simplement que Patrick Brown a «quelques affaires à régler» et que lui préfère consacrer toute son attention à la première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne.

Voix du conservatisme social, Tanya Granic Allen demeure la seule candidate à déclarer sans équivoque que Patrick Brown ne serait pas le bienvenu au parti sous son leadership. Elle appuie toutefois sa décision d'abord sur le mode de gestion de Patrick Brown plutôt que sur les allégations d'inconduite sexuelle.

Patrick Brown, qui a brièvement tenté de se porter candidat à sa propre succession après le premier débat, devait participer à ce deuxième face à face présenté à Ottawa et animé par Althia Raj du HuffPost Canada.

Il s'est cependant retiré de la course, lundi, indiquant que sa candidature avait causé des difficultés à ses amis et à sa famille en plus de détourner l'attention du principal objectif du parti, soit défaire le gouvernement libéral en place.

Son départ à la fin du mois de janvier a provoqué ce que le chef par intérim Vic Fedeli a appelé: une période de tumulte «sans précédent» au sein du Parti progressiste-conservateur.

Avec le retrait de Patrick Brown, Vic Fedeli croit que les conservateurs sont prêts à tourner la page sur ce difficile chapitre de leur histoire.

Selon lui, le parti est sorti plus fort et avec un meilleur élan, disant observé un regain dans le nombre de membres et dans les contributions.

Certains experts croient plutôt qu'il ne sera pas aussi facile pour le parti de passer à autre chose, et au moins deux candidates, Caroline Mulroney et Christine Elliott, ont reconnu que des changements sont nécessaires dans la structure et le fonctionnement du parti.

Les membres du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario vont pouvoir commencer à voter en ligne dès vendredi. Ils ont jusqu'au 5 mars, à 23h59, pour enregistrer leur vote. Le nom de Patrick Brown a été retiré des bulletins par le comité organisateur de la course au leadership. Le nom du gagnant sera annoncé le 10 mars.

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