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Syrie: l'UE demande l'application immédiate de la trêve

La représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini a demandé lundi l'application immédiate de la trêve de 30 jours réclamée dimanche par le Conseil de sécurité de l'ONU en Syrie pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire et les évacuation médicales.

L'Union européenne a par ailleurs ajouté les noms des nouveaux ministres syriens de l'Industrie et de l'Education sur la liste des sanctions visant des responsables du régime de Damas, portant à 257 le nombre des personnes interdites de séjour et dont les avoirs dans l'UE sont gelés, précise un communiqué.

Un total de 67 entités sont également touchées par les sanctions de l'UE.

L'ajout des deux ministres est automatique. La liste des sanctions est en effet mise à jour systématiquement en cas de modification au sein du gouvernement syrien.

"Cette trêve doit être immédiatement mise en oeuvre", a plaidé Mme Mogherini au début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE.

La résolution du Conseil de Sécurité, soutenue par la Russie, était une "première étape" nécessaire et encourageante, mais "la situation sur le terrain se détériore de façon dramatique, en particulier du point de vue humanitaire", a-t-elle souligné.

Mme Mogherini s'est faite l'écho de l'appel lancé lundi par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. "Les résolutions du Conseil de sécurité n'ont un sens que si elle sont effectivement respectées", a relevé M. Guterres.

A Moscou, le président Vladimir Poutine, soutien du régime syrien, a ordonné lundi qu'une trêve humanitaire quotidienne soit respectée à compter de mardi dans la Ghouta orientale en Syrie, fief rebelle qui fait l'objet d'une offensive meurtrière du régime, ont rapporté les agences russes.

"Nous revenons au Moyen-Âge" en Syrie, s'est alarmé le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, en déplorant le traitement réservé aux habitants de la Ghouta orientale, près de Damas.

Aucune discussion n'est prévue sur la situation en Syrie au cours de la réunion de Bruxelles, a-t-on cependant précisé de source européenne, et plusieurs ministres importants ne sont pas venus.

Les combats et les bombardements se sont poursuivis malgré l'adoption de la résolution soutenant une trêve et au moins 10 civils ont été tués lundi dans la Ghouta orientale, dans de nouveaux raids aériens et des tirs de roquettes du régime, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

csg/agr/sg

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