POLITIQUE
26/02/2018 10:23 EST | Actualisé 26/02/2018 12:29 EST

Manon Massé sera candidate au poste de première ministre

«Je ne fitte pas dans le moule et c'est parfait. J'en suis très fière.»

LA PRESSE CANADIENNE

Manon Massé sera celle qui affrontera Philippe Couillard, Jean-François Lisée et François Legault lors du débat des chefs, lors de la campagne électorale. Celle qui se décrit comme une «femme politique différente» promet qu'elle ne sera pas de tout repos.

«Parce que je ne suis pas une politicienne de carrière, il y a bien des gens qui disent : "Ouf! Elle n'a pas d'affaire là, elle". Bien, j'ai des petites nouvelles pour vous. Parce que la p'tite fille de Windsor, là, a va brasser la cage», avertit la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, lors de l'annonce au Cœur des sciences de l'UQAM.

«Je ne suis pas parfaite, plusieurs vous le diront, a-t-elle poursuivi. Je n'ai pas réponse à tout, surtout pas dans l'instantanéité. Mais ce n'est pas grave, je n'ai pas de misère à l'admettre. Parce que dans le fond, je ne fitte pas dans le moule et c'est parfait. J'en suis très fière.»

Ce que je propose aux Québécois et aux Québécoises, c'est d'être l'électrochoc dont le Québec a tant besoin.Manon Massé

C'est son coporte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, qui a annoncé que Mme Massé serait candidate au poste de première ministre lors des prochaines élections. Député de Gouin depuis moins d'un an, il dit vouloir «continuer à grandir et à prendre de la maturité».

«J'ai bien plus le goût du terrain et des rencontres que des studios de télé et des grands débats, affirme l'ex-leader étudiant. Dans les prochains mois, vous me verrez donc partout au Québec. Je vais me concentrer à faire grandir Québec solidaire, à le transformer en un grand mouvement politique.»

M. Nadeau-Dubois sera «l'architecte» de ce mouvement, comme organisateur en chef pendant la campagne électorale. Il soutient que la manifestation à Montréal pour réclamer la démission du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n'était qu'un aperçu des actions de son parti.

La decision de nommer Mme Massé comme aspirante première minister doit être entérinée par les membres au conseil national du parti en mai prochain.

«Regardez-nous aller»

Dans un premier discours à saveur électorale, Mme Massé a promis de «prendre soin du monde, peu importe les circonstances». Elle croit que le Québec doit se défaire des partis traditionnels, qui ont mis à mal le filet social du Québec.

« Mes amis, il y a une urgence d'agir, a dit la candidate au poste de première ministre. Je refuse de me résigner au déclin tranquille du Québec, je refuse qu'on laisse notre avenir entre les mains des gens qui l'ont déjà trop compromis et qui préfèrent se garrocher de la bouette que de régler les vraies affaires. »

«Le Québec a besoin d'un électrochoc. On a une classe politique qui a rendu malade tout le monde dans le système de santé. On a aussi une classe politique qui fait tout pour faire oublier les inconduites fiscales ou sexuelles. Qui donne nos ressources naturelles au premier venu et surtout, pas très cher. Qui laisse nos écoles tomber en ruines depuis plus de 15 ans et qui a l'odieux de couper les plus pauvres de notre société. Ils coupent à l'aide sociale.»

«En fait, vous comprendrez que c'est le système qu'on doit changer, a affirmé Mme Massé. Ce que je propose aux Québécois et aux Québécoises, c'est d'être l'électrochoc dont le Québec a tant besoin.»

Québec solidaire a baissé sous la barre des 10% dans les sondages nationaux et a tenté de recruter Jean-Martin Aussant, sans succès. Mais Mme Massé n'a pas l'intention de se laisser abattre par ces défaites. «À ceux et celles qui doutent, je vous dis une seule chose : regardez-nous aller.»

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