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26/02/2018 22:17 EST | Actualisé 26/02/2018 22:19 EST

La barre sera élevée pour le Canada aux JO de 2022

Il y aura de grandes attentes à l'endroit de la délégation canadienne aux prochains Jeux

Le Canada est prêt à monter sur le podium au même rythme aux Jeux olympiques d'hiver de 2022. C'est du moins l'opinion d'Anne Merklinger, directrice générale de l'organisme À Nous le podium (ÀNP).

Après une récolte record de 29 médailles à PyeongChang - 11 d'or, huit d'argent et 10 de bronze - il y aura de grandes attentes à l'endroit de la délégation canadienne aux prochains Jeux, à Pékin, en Chine.

«Nous avons beaucoup de profondeur en vue des Jeux de 2022 et 2026», a déclaré Merklinger à la conclusion des JO 2018.

«Aux Jeux olympiques, la barre est toujours très haute. Notre travail pour les prochaines quatre années commence maintenant. Nous ne sommes jamais satisfaits.»

ÀNP offre un appui technique aux fédérations sportives des sports d'hvier comme des sports d'été, autant au niveau olympique que paralympique. L'organisme injecte également près de 70 millions $ annuellement provenant du gouvernement fédéral dans différentes fédérations sportives, selon le potentiel de médailles généré par leurs athlètes.

Les jeunes athlètes qui terminent entre la cinquième et la huitième place aux JO sont un bon indicateur des futurs espoirs de médailles. À la conclusion des Jeux de Sotchi, en 2014, ce nombre était en régression dans les sports d'hvier.

ÀNP, le Comité olympique canadien (COC) et les fédérations sportives nationales ont fait pression auprès du gouvernement afin qu'il bonifie sa participation auprès des athlètes dont les performances optimales seront réussies dans une fourchette de quatre à huit ans. D'ailleurs, une sommes de 5 millions $ est annuellement remises aux athlètes de la «prochaine génération» depuis 2015.

«Après Sotchi, nous avons apporté un changement important à notre stratégie en finançant également les athlètes qui seront à leur sommet dans deux Olympiades, pas seulement que la prochaine, a noté Merklinger. Nous visons ainsi un horizon de cinq à huit ans, au lieu de zéro à quatre. Nous avons vu la différence ici, à PyeongChang.»

Les patineurs sur courte piste Kim Boutin, porte-drapeau du Canada pour la cérémonie de clôture, et son coéquipier Samuel Girard étaient de ces athlètes du programme prochaine génération qui ont devancé les échéanciers escomptés en récoltant des médailles à PyeongChang.

Âgée de 23 ans, Boutin a récolté une médaille d'argent et deux de bronze, tandis que Girard, 21 ans, a mis la main sur une médaille d'or et a terminé quatrième sur une autre distance. De s'entraîner aux côté de Marianne St-Gelais et Charles Hamelin a accéléré leur progression, estime Merklinger.

«Ce que nous avons vu à l'approche de ces Jeux, c'est qu'il y a plus d'athlètes qui poussent ceux au sommet de la pyramide, a-t-elle expliqué. C'est de cette façon que les sports deviennent de plus en plus forts. (...) Nous avons été témoins d'un changement de garde dans plusieurs sports.»

Voici quelques athlètes de la prochaine génération qui ont bien fait en Corée du Sud et qui seront à surveiller aux JO 2022 de Pékin:

- la planchiste Laurie Blouin, 21 ans, médaillée d'argent au slopestyle;

- la patineuse artistique Kaetlyn Osmond, 22 ans, médaillée de bronze;

- la patineuse longue piste Isabelle Wiedemann, 22 ans, sixième au 5000 m et septième au 3000 m;

- la skieuse acrobatique Teal Harle, 21 ans, cinquième au slopestyle;

- le skieur acrobatique Evan McEachran, 21 ans, sixième au slopestyle;

- la skieuse Valérie Grenier, 21 ans, sixième du combiné alpin;

- le planchiste Tyler Nicholson, 22 ans, septième au slopestyle;

- le lugeur Reid Watts, 18 ans, 12e en simple.