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Danemark: peine doublée pour les déliquants des quartiers sensibles

Le gouvernement danois a indiqué lundi qu'il voulait s'attaquer à la criminalité dans les "ghettos" en y sanctionnant les délits deux fois plus sévèrement que ceux perpétrés sur le reste du territoire.

L'instauration d'une échelle de peines spécifique pour certaines zones d'habitation à forte population immigrée doit être présentée jeudi par le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen dans le cadre d'un plan d'action global pour ces quartiers.

Les délits concernés ne sont pas précisément arrêtés à ce stade, mais le ministre de la Justice Søren Pape Poulsen a évoqué dans un entretien au journal Berlingske Tidende "le vandalisme, le vol et les menaces".

"Dans ces quartiers, on saura désormais que le marteau de la justice s'abat plus lourdement" qu'ailleurs, a expliqué le ministre, membre du Parti populaire conservateur.

Le quotidien cite des statistiques de la police selon lesquelles 63% des Danois vivant dans ces quartiers sensibles se sentaient en sécurité en 2017, contre 72% en 2016. Au niveau national, ces chiffres étaient de 79% et 81% respectivement.

Pour le chef du gouvernement (Parti libéral), l'objectif est "Plus de ghetto en 2030". "Une proportion trop importante" des immigrés vivant au Danemark "sont concentrés dans un petit nombre de quartiers" et se comportent "différemment" du "Danois moyen".

"Sur tous les plans: la capacité à subvenir à leurs besoins, le niveau d'éducation, la maîtrise de la langue, les valeurs", a-t-il énuméré dans un entretien au Berlingske.

Pour Keld Albrechtsen, président d'une association de quartier, la réforme "pourrait frapper les plus jeunes sur la voie de la délinquance".

"Je ne crois pas que ce dont ils ont besoin est de davantage de répression. Ils ont besoin qu'on les aide à s'en sortir", a-t-il dit, cité par le journal BT.

Selon le Berlingske, le projet de la coalition gouvernementale devrait recevoir le soutien au parlement des sociaux-démocrates (opposition), lesquels ont eux-mêmes présenté au début du mois une réforme visant à réduire "l'immigration non-occidentale".

gab/cr

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