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Bref arrêt de travail du personnel de l'ONU à Genève

Le personnel de l'ONU à Genève a observé un arrêt de travail de deux heures lundi pour protester contre des coupes salariales, interrompant brièvement une série de rencontres de haut niveau avec le secrétaire général de l'ONU et des ministres.

La grève, organisée entre 15h00 et 17h00 (14h00 et 16h00 GMT), a contraint le Conseil des droits de l'homme à retarder d'une heure un panel de discussion avec son Haut-Commissaire et le président de l'Assemblée générale de l'ONU.

Lors de la Conférence sur le désarmement, qui s'est également ouverte lundi, des traducteurs grévistes ont quitté la salle après le discours du secrétaire général Antonio Guterres, et les ministres présents ont choisi de s'exprimer exclusivement en anglais, afin de ne pas interrompre la séance.

On ignore le nombre exact de grévistes parmi les quelque 9.500 employés de l'ONU à Genève, mais plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le Conseil des droits de l'homme au moment de l'arrêt de travail pour protester contre les réductions de salaires imposées la semaine dernière.

Le personnel a reçu des fiches de paie incluant une première réduction de 3,5%, qui doit être suivie en juin d'une autre de 5%, selon Ian Richards, responsable du conseil de coordination des syndicats et associations du personnel de l'ONU à Genève.

Les employés de l'ONU sont considérés comme les fonctionnaires les mieux payés au monde, mais les coupes salariales risquent d'être durement ressenties à Genève, où le coût de la vie est élevé, soulignent les syndicats.

Selon eux, d'autres réductions salariales ont été décrétées récemment à Bangkok (-10%) et à Tokyo (-25%).

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