POLITIQUE
24/02/2018 07:24 EST | Actualisé 24/02/2018 15:33 EST

Fin du voyage mouvementé du premier ministre Justin Trudeau en Inde

Ses tenues ainsi que la participation d'un homme reconnu coupable de tentative de meurtre à une réception du premier ministre en Inde sont au coeur des critiques.

Adnan Abidi / Reuters

Le premier ministre Justin Trudeau a mis fin, samedi, à son périple d'une semaine en Inde par un événement festif au Haut-Commissariat canadien, à New Delhi.

M. Trudeau a rencontré des joueuses de hockey indiennes parrainées par l'ancienne vedette canadienne Hayley Wickenheiser. Un match amical de hockey balle a par la suite été joué. Le fils aîné du premier ministre, Xavier, 10 ans, s'est joint au groupe, alors que son père et sa mère, Sophie Grégoire, assistaient à l'événement.

Justin Trudeau s'est aussi adressé, samedi, à 5000 étudiants indiens réunis dans le stade Indira Gandhi. Il a parlé de sa vision du monde.

Ce voyage aura été mouvementé pour le premier ministre.

M. Trudeau a été critiqué, même en Inde, pour les nombreuses tenues vestimentaires indiennes que lui et sa famille ont portées dans le cadre de leurs visites touristiques. Sa première rencontre politique avec le premier ministre du pays n'a eu lieu que vendredi.

Par ailleurs, l'opposition officielle à Ottawa a réclamé une rencontre d'urgence du comité sur la sécurité nationale pour en savoir davantage sur la participation d'un homme reconnu coupable de tentative de meurtre à une réception du premier ministre en Inde.

Le porte-parole conservateur en matière de sécurité publique, Pierre Paul-Hus, souhaite que le comité de la Chambre des communes sur la sécurité publique et nationale se penche sur les pratiques du Bureau du Conseil privé après qu'il eut été révélé que Jaspal Atwal avait assisté à un événement du premier ministre lors de son séjour en Inde.

Jaspal Atwal avait été reconnu coupable de tentative de meurtre contre l'ancien ministre indien Malkiat Singh Sidhu, des événements qui sont survenus sur l'île de Vancouver en 1986. Il avait aussi été accusé, sans être condamné, relativement à l'attaque en 1985 contre Ujjal Dosanjh, un fervent opposant au mouvement séparatiste sikh qui est devenu plus tard premier ministre de la Colombie-Britannique et ministre libéral à Ottawa.

Le bureau du premier ministre a affirmé que l'invitation adressée à M. Atwal était une erreur et qu'elle avait été retirée du moment que son nom avait été repéré sur la liste d'invités. Cependant, M. Atwal s'était présenté à une autre réception plus tôt dans la semaine à Mumbai, et avait été photographié avec la femme du premier ministre, Sophie Grégoire.

Le leader conservateur, Andrew Scheer, n'a pas hésité à qualifier le périple d'"échec total".

"Scandaleux! Est-ce que ?JustinTrudeau est vraiment en train de dire que c'est le gouvernement indien qui a permis à Jaspal Atwal d'infiltrer ses événements officiels? Pourquoi n'accepte-t-il pas d'assumer ses responsabilités, tout simplement?", a écrit M. Scheer en réaction à des déclarations de représentants du gouvernement Trudeau qui ont laissé entendre que la présence de Jaspal Atwal était liée à certaines factions du gouvernement indien qui refusaient de croire que les séparatistes sikhs vivant à l'étranger ne représentaient pas un risque pour l'unité de l'Inde.