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24/02/2018 20:42 EST | Actualisé 24/02/2018 20:42 EST

Deux autres grandes entreprises rompent leurs liens avec la NRA

Plusieurs pétitions circulent en ce moment visant des entreprises qui offrent des rabais aux membres de la NRA sur le site internet de l'organisation.

Boarding1Now

Deux autres grandes entreprises ont rompu samedi leurs liens avec la National Rifle Association (NRA) dans la foulée du meurtre de 17 élèves d'une école secondaire de la Floride par un tireur: Delta et United Airlines, deux des trois plus importantes compagnies aériennes des États-Unis.

Delta et United ont annoncé qu'elles n'offriront plus de rabais aux membres de la NRA pour qu'ils se rendent au congrès annuel de l'organisation. Elles ont demandé au groupe de lobby pro-armes de retirer toutes références à leur endroit sur son site internet.

Un nombre croissant d'entreprises les ont imitées. Par exemple: l'entreprise de location d'auto Hertz n'offrira plus un forfait réservé aux membres de la NRA tandis que la First National Bank of Omaha, l'une des plus importantes banques privées du pays, a signalé qu'elle ne renouvellerait pas son entente de carte de crédit Visa avec la NRA.

Plusieurs pétitions circulent en ce moment visant des entreprises qui offrent des rabais aux membres de la NRA sur le site internet de l'organisation. #BoycottNRA (#boycottezNRA) a la cote sur Twitter.

Par courriel, la NRA a dénoncé la décision de ces entreprises. Selon elle, il s'agit d'une «démonstration honteuse de lâcheté politique et civique». Ce n'est pas la crainte de perdre des rabais qui «détourneront les membres de la NRA» de leur mission.

«Avec le temps, ces entreprises seront remplacées par d'autres qui reconnaissent que le patriotisme et l'engagement déterminé envers les libertés constitutionnelles sont les caractéristiques d'un marché qu'elles veulent servir.»

Des élèves survivants de l'attaque ont aussi lancé un appel à un boycottage touristique de l'État de la Floride tant et aussi longtemps que des mesures de contrôle des armes n'auront pas été mises en vigueur.

L'un de ces survivants, David Hogg, a suggéré, sur son compte Twitter, aux touristes de ne pas venir en Floride pendant la pause du printemps. Il a reçu de nombreux appuis sur les réseaux sociaux.

«Faisons un marché, a-t-il écrit. Ne faites pas de la Floride votre destination tant et aussi longtemps qu'une loi contre les armes ne sera pas adoptée.»

Wendy Glaab, une Canadienne âgée de 60 ans, a été l'une des premières à lui répondre. «À l'instar de nombreux Canadiens, je vais en Floride de temps en temps pour échapper à notre hiver. Je ne peux pas parler pour eux, mais je n'y retournerai pas avant qu'on n'y adopte une véritable loi pour le contrôle des armes à feu.»