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23/02/2018 14:09 EST | Actualisé 23/02/2018 14:28 EST

«Grey's Anatomy» est-elle une série réaliste? Une étude américaine répond

290 cas médicaux fictifs de la série ont été analysés...

ABC Television

Entre les écrasements d'avion, les tempêtes et les prises d'otages, la série Grey's Anatomy a souvent penché vers le sensationnel. Mais est-ce que cela est forcément incompatible avec le réalisme? Généralement oui. Une étude américaine a révélé qu'en 2006, à l'apogée de la série de Shonda Rhimes, les inscriptions dans les programmes de médecine des universités américaines avaient explosé, selon Melty Campus.

Avec 14 saisons au compteur, la série est devenue incontournable. Du fait de son influence sur les internautes, des chercheurs du St Joseph's Hospital et du centre médical de Phoenix, en Arizona, ont cherché à savoir si le fonctionnement de l'hôpital Grey Sloan Memorial était similaire à celui des vrais hôpitaux américains. Pour cela, ils ont donc réuni 290 cas médicaux fictifs de la série (entre la 1ère et la 12e saison) afin de les comparer à 4912 vrais patients américains traités en 2012.

Les différences entre le monde réel et la série

Le résultat? Selon l'étude, et à notre plus grand regret, la série ne serait pas réaliste dans le traitement des patients. Le chemin de la guérison est souvent long, et en regardant la série, ce n'est pas l'impression qu'elle donne. Après une opération, les patients sont généralement transférés en maisons de repos, en tous cas, cela concerne 22 % d'entre eux dans le monde réel. Dans la série? Seulement 6 % des patients sont concernés, et les autres rentrent pour la plupart directement chez eux.

Autre différence, 71 % des patients passent des urgences directement en salle d'opération, alors que dans la vraie vie, seulement 1 patient sur 4 suit le même parcours. La durée d'hospitalisation serait aussi bien plus longue que dans la vraie vie : environ 50 % restent une semaine à l'hôpital, contre 20 % chez les vrais patients.

A contrario, on a tout de même une donnée rassurante. Les patients ont plus souvent tendance à mourir dans la série que dans la réalité (22 % contre 7 %)

Une série jugée comme irréaliste

Selon l'étude, l'irréalisme est dû aux exigences de drames sensationnels. Même si des médecins consultants sont embauchés pour aider à ce que l'émission soit aussi réaliste que possible, concernant les maladies, la réanimation ou les décors, le côté «sensationnel» prend le dessus. Les téléspectateurs recherchent plus des situations dramatiques et originales que des situations banales.

Par contre, toutes les séries médicales ne sont pas que sensationnelles. Pour Vanity fair, l'une des séries qui a bien été teintée de réalisme est ER, du médecin-romancier Michael Crichton. Elle arrive «à faire la synthèse parfaite entre le réalisme des situations médicales et le souffle romanesque du roman savon hospitalier», conclut le magazine.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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