POLITIQUE
22/02/2018 15:18 EST | Actualisé 22/02/2018 15:18 EST

Brossard maintiendra l'interdiction des pitbulls... pour l'instant

Alors qu'un de ses citoyens vient d'être condamné pour une attaque de chien sur une jeune fille.

Olivier Robichaud

La Ville de Brossard compte maintenir l'interdiction des pitbulls sur son territoire, alors qu'un de ses citoyens vient d'être condamné pour une horrible attaque de chien sur une fillette en 2015. La mairesse Doreen Assaad gardera toutefois un oeil sur la réglementation de Montréal, qui a renversé cette interdiction en décembre.

«Nos pensées sont avec la famille de la petite fille. Vous savez que ça n'a pas été un processus facile pour eux par rapport à toute la réhabilitation qu'elle a dû suivre à la suite de cet événement très triste», a-t-elle dit jeudi, quelques minutes après que le jugement soit tombé contre Karim Jean-Gilles.

Mme Assaad se réserve toutefois l'option de réviser son règlement sur le contrôle animalier en fonction des résultats obtenus par son homologue montréalaise Valérie Plante, et en fonction du projet de loi provincial qui interdira éventuellement les pitbulls.

«Pour le moment, le conseil est à l'écoute des citoyens. On va voir ce qui va se passer au niveau de Montréal et au niveau provincial. Mais pour le moment, on n'a pas l'intention de changer la réglementation», dit-elle.

En avril 2017, le gouvernement Couillard a présenté un projet de loi interdisant les pitbulls à travers la province. Depuis, le dossier stagne à l'Assemblée nationale. Aucune date n'a encore été établie pour le début des consultations en commission parlementaire, la première étape de cheminement d'un projet de loi. Suivront l'adoption du principe, l'étude détaillée, l'adoption finale et la sanction royale.

Jeudi, la porte-parole du ministre Coiteux n'était pas en mesure de dire si le projet de loi serait adopté avant les élections provinciales cet automne.

Valérie Plante s'est réjouie de la condamnation de Karim Jean-Gilles.

«Je l'ai dit hier et je le redis: il y a des propriétaires qui ne devraient pas avoir un animal», a-t-elle affirmé.

Montréal mène actuellement une consultation qui étudie, entre autres, l'option d'interdire à certains propriétaires d'avoir un chien, sans égard à la race.

Mme Plante n'a toutefois pas fait écho aux propos de son collègue de Projet Montréal, Sterling Downey, qui a évoqué la possibilité de faire fi de l'interdiction provinciale.