NOUVELLES
21/02/2018 17:42 EST | Actualisé 21/02/2018 19:07 EST

Trump se dit prêt à envisager le port d'arme pour les enseignants

Pour protéger les élèves en cas d'attaque semblable.

Le président américain Donald Trump s'est dit prêt mercredi à envisager d'armer certains enseignants dans les écoles, pour protéger les élèves en cas d'attaque semblable à celle qui a fait 17 morts la semaine dernière dans un lycée de Floride.

Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable, a précisé le président, sans annoncer de décision tranchée sur cette question éminemment controversée.

"Evidemment, cela s'appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme", a-t-il concédé, en suggérant d'armer 20% des effectifs des équipes pédagogiques.

M. Trump a par ailleurs promis de prendre des mesures "fortes" sur les vérifications des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d'armes, en recevant à la Maison Blanche des rescapés de la fusillade de Floride.

Le locataire de la Maison Blanche a aussi promis la "fermeté" sur l'âge légal pour acheter une arme à feu, après que de nombreuses personnes ont relevé que Nikolas Cruz, le tueur de Floride, avait pu acquérir à 19 ans un fusil semi-automatique, alors qu'il faut avoir au moins 21 ans pour acheter de l'alcool.

"Nous allons y aller très fort sur les vérifications d'antécédents", a déclaré le président américain.

Il a critiqué le concept d'écoles sanctuaires où aucune arme n'est tolérée, en estimant que de tels sites jouaient un rôle d'aimant pour les "maniaques", qu'il a assimilés à des "lâches" qui privilégieraient les cibles où ils risquent de ne pas se faire tirer dessus en réponse.

De son côté, une jeune élève du lycée de Parkland (Floride) Julia Cordover a demandé au président Trump de "prendre les bonnes décisions" pour qu'une telle tragédie ne se reproduise pas.

Donald Trump s'est plié à une séance d'écoute des familles particulièrement émouvante. Il a ainsi été interpellé par des amis d'adolescents tués à Parkland, l'un d'eux en larmes au bord de la rupture, et par des parents éplorés.

"Le 11-Septembre s'est produit une fois, et les problèmes ont été résolus. Combien d'écoles, combien d'enfants doivent-ils tomber sous les balles ?", a demandé Andrew Pollack, dont la fille de 18 ans, Meadow, a été tuée au lycée Marjory Stoneman Douglas mercredi dernier.

"Ma fille, je ne vais plus la revoir. Elle n'est pas là. Elle n'est pas là. Elle est à North Lauderdale, au cimetière King David, c'est là qu'aujourd'hui je vais pour voir mon enfant", a-t-il déclaré.

"En tant que pays, nous avons échoué à protéger nos enfants. Cela ne devrait pas se produire. Lorsque je vais prendre l'avion, je ne peux pas emporter une bouteille d'eau, mais nous laissons un être bestial pénétrer dans une école et s'en prendre à nos enfants", a-t-il encore asséné.

Mercredi dernier, Nikolas Cruz, un jeune homme de 19 ans, avait pénétré dans le lycée Stoneman Douglas, dont il avait été renvoyé. Il avait tué 17 personnes, élèves et enseignants, avec une arme semi-automatique achetée tout à fait légalement, en dépit d'antécédents psychiatriques et d'un signalement au FBI adressé par un de ses proches.