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21/02/2018 07:48 EST | Actualisé 21/02/2018 08:41 EST

La CDPQ se défend d'avoir laissé tomber Bombardier dans le projet du REM

MONTRÉAL — La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) s'est défendue d'avoir laissé tomber Bombardier dans le projet du Réseau électrique métropolitain (REM) en rappelant qu'elle avait «sauvé l'entreprise» grâce à son investissement de 1,5 milliard $ US dans la division de matériel roulant de l'entreprise en 2015.

En agissant de la sorte, le bas de laine des Québécois a démontré l'importance de son appui à l'endroit de Bombardier et de ses employés, a estimé mercredi le président et chef de la direction de l'institution, Michael Sabia, en marge du dévoilement des résultats annuels.

La multinationale québécoise a été coiffée par un consortium formé par Alstom et SNC-Lavalin pour la fourniture de matériel roulant du REM, ce qui soulève d'importantes inquiétudes pour les 600 employés de l'usine de Bombardier Transport située à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.

Faute de nouvelles commandes, près de la moitié de ces travailleurs pourraient perdre leur gagne-pain dès l'automne puisque le contrat pour les 468 voitures Azur du métro de Montréal sera complété.

Il n'y avait aucune exigence de contenu local dans le cadre des appels d'offres pour le projet de train électrique évalué à 6,3 milliards $ et dans lequel la CDPQ injectera 2,95 milliards $.

En tant que gestionnaire, la responsabilité du gestionnaire de régimes de retraite était d'avoir «le meilleur projet au meilleur prix» pour répondre aux besoins des usagers, des déposants et des citoyens, a répondu M. Sabia, lorsqu'interrogé.

Même si Bombardier Transport a été écartée du REM, le premier ministre Philippe Couillard avait affirmé que La Pocatière ne se retrouverait pas les mains vides, faisant miroiter de nouveaux contrats en citant par exemple l'expansion du métro de Montréal et le projet de tramway à Québec.