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21/02/2018 05:47 EST | Actualisé 21/02/2018 07:40 EST

Ski de fond: Alex Harvey se classe 8e au sprint par équipes

Il souhaitait également profiter de cette épreuve comme tremplin en prévision du 50 km classique présenté samedi.

Alex Harvey, 16 février 2018
Murad Sezer / Reuters
Alex Harvey, 16 février 2018

Il ne reste plus qu'une occasion à Alex Harvey pour devenir le premier médaillé olympique canadien en ski de fond masculin. Et son entraîneur et lui soutiennent que des signes indiquent que le skieur de Saint-Ferréol-les-Neiges pourrait y parvenir.

son avant-dernière course olympique, Harvey a terminé en huitième position du sprint par équipes en compagnie de Len Valjas, mercredi.

Les fondeurs norvégiens Martin Johnsrud Sundby et Johannes Hoesflot Klaebo ont remporté la médaille d'or, devant les athlètes olympiques de Russie et la France.

Chez les dames, Jessica Diggins et Kikkan Randall ont offert la victoire aux États-Unis, devant la Suède et la Norvège. Emily Nishikawa et Dahria Beatty, toutes deux de Whitehorse, au Yukon, ont été éliminées en demi-finale avec le 12e meilleur chrono.

En finale masculine, Harvey s'est porté dans le peloton de tête à son premier de trois segments de 1,4 kilomètre après avoir pris le relais de Valjas. Le Torontois spécialiste du sprint a toutefois manqué d'énergie lors de ses deuxième et troisième boucles et c'était mission impossible pour Harvey de revenir à l'avant.

"C'est un duo et ça prend deux skieurs en grande forme, a mentionné l'entraîneur de Harvey, Louis Bouchard. Les deux l'étaient. Lenny est un sprinteur et ça peut arriver qu'un sprinteur faiblisse plus qu'un gars de distance comme Alex."

"Dans le dernier tour, j'ai joué la position en raison de l'écart en avant, a ajouté Harvey en revenant sur la fin de la course. J'ai gagné mon groupe pour les dernières places."

Oui, il y avait le résultat en jeu pour Harvey mercredi, mais il souhaitait également profiter de l'épreuve comme tremplin en prévision du 50 km classique présenté samedi.

"Aujourd'hui, c'était une pierre deux coups, a indiqué Harvey. Si je n'avais pas eu de course, j'aurais fait des intervalles similaires, des segments de trois ou quatre minutes à répétition. C'était vraiment bon pour ma préparation pour le 50 km. J'ai pu faire deux blocs de trois intervalles, ça en fait six. En plus des échauffements. C'est bon, mais on traitait ça avant tout comme une course."

Harvey avait fait une croix sur le relais 4 x 10 km, présenté dimanche, et sa dernière course remontait donc à vendredi dernier, quand il avait terminé septième au 15 km style libre. Après cette course, il avait déclaré qu'il lui avait manqué une "petite étincelle" pour espérer monter sur le podium. Bouchard et lui ont juré avoir vu cette étincelle, mercredi.

"J'ai vu qu'il avait du 'punch', ce qu'on voit quand il a du succès, a affirmé Bouchard en changeant un peu le vocabulaire. D'un jour à l'autre, ça peut changer. Mais là, ça va dans la bonne direction. C'est ce que je vois. Il devrait être vraiment en forme pour le 50 km.

"Aujourd'hui, c'était un gros signe."

Questionné à savoir si ses sensations ressemblaient à celles avant sa victoire au 50 km style libre aux Championnats mondiaux l'an dernier, Harvey a abondé dans le même sens que son entraîneur.

"J'ai senti que j'avais du 'punch', surtout dans la montée abrupte en demi-finale contre Dario (Cologna) et (Federico) Pellegrino, a raconté Harvey. Dario est un des meilleurs coureurs de distance et j'ai pu creuser un trou de quelques secondes devant lui. Ça, c'est vraiment un bon signe pour moi. En plus, c'est le genre de terrain où j'en arrache un peu plus en coup de patin, quand c'est abrupte comme ça. J'ai trouvé que j'avais du 'punch', que j'ai bien skié. C'est bon signe pour le 50 km.

"Je suis content de ma préparation. Les skis étaient bons. J'ai même dépassé les Finlandais dans une descente. C'est un dépassement gratuit grâce aux skis. Tout est en place pour que je livre un podium. C'est à moi d'aller le chercher."

gé de 29 ans, Harvey a affirmé qu'il s'agira de sa dernière course olympique, alors qu'un autre cycle de quatre ans jusqu'aux Jeux de Pékin en 2022 semble difficile à imaginer dans un sport exigeant comme le ski de fond. Déjà meilleur fondeur de l'histoire du Canada, il aimerait bien compléter sa collection avec une médaille olympique, mais il sera en mesure d'apprécier le moment même s'il ne quitte pas Pyeongchang avec une médaille dans ses valises.

"Si ça n'arrive pas, ce ne sera pas la fin du monde, et je ne dis pas ça pour me donner une excuse en avance, a-t-il affirmé. Je me donne corps et âme pour ça, mais ce n'est pas une question de vie ou de mort pour moi. C'est mon rêve depuis que je suis tout jeune. De faire ça sur un 50 km, puisque c'est tout ce qui reste, ça pourrait être un scénario idéal.

"Je veux simplement passer le fil d'arrivée pour une dernière fois avec le sourire aux lèvres, en ayant fait une belle course. On verra le résultat après."

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