NOUVELLES
20/02/2018 06:00 EST

Les Canadiens participent davantage à l'économie de seconde main

Le nombre moyen de biens de seconde main échangés par les Canadiens augmente d'année en année.

nito100

Les Canadiens se sont échangés pas moins de 2,3 milliards de bien en 2017, selon ce que révèle le rapport 2018 de l'indice Kijiji publié mardi matin.

L'étude constate que cette économie est bien implantée dans les coutumes des habitants: 85% des Canadiens y participent.

De plus, la tendance va en s'accentuant. En 2014, le nombre moyen de biens de seconde main échangés par personne atteignait 76. Il est maintenant de 80.

Petit bémol en ce qui concerne le Québec toutefois. Alors que les autres provinces canadiennes ont vu leur nombre moyen de biens de seconde main échangés par personne en hausse, le chiffre est en baisse de 67 à 63 de 2016 à 2017 au Québec, et de 91 à 90 en Alberta.

L'étude évalue que de 34 à 37 milliards $ sont générés au PIB dans l'économie de seconde main. Au Québec, ce serait 1,24% du PIB annuel, soit 4,9 G$.

Les Canadiens s'échangent de tout, mais principalement des vêtements, des biens de divertissement, des accessoires pour bébé, des meubles et des jeux.

Pourquoi aller vers le seconde main?

Selon le rapport, l'économie de seconde main permet de sauver en moyenne 825$ par personne.

Les répondants ont indiqué bien sûr qu'en recherchant des objets de seconde main, oui, ils cherchaient les économies (72%), mais pas uniquement. Ils veulent également poser un geste écologique (67%), trouver un trésor caché (55%), réparer des biens pour leur donner une seconde vie (53%), ou encore créer de nouveaux objets ou vêtements avec les vieux qu'ils achètent (45%).

Lorsqu'ils se délestent d'un bien, les Canadiens le font parce qu'il ne leur est plus utile (74%), parce qu'ils veulent aider les moins fortunés (69%), par conscience écologique (66%) et pour faire un peu d'argent (57%).

Méthodologie

Un sondage a été effectué en ligne pour l'Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l'Université de Québec à Montréal (UQAM) en partenariat avec MBA Recherche entre le 18 septembre et le 12 octobre 2017. Les données primaires ont été collectées à partir d'un échantillon de 5 625 répondants âgés de 18 ans et plus, représentant la population canadienne. Les répondants ont été choisis parmi un panel Web pancanadien selon des critères de rétention présélectionnés tels que le genre (sexe), l'âge et le lieu de résidence. Étant donné que les réponses ont été obtenues d'un panel, le calcul de la marge d'erreur ne s'applique pas.