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20/02/2018 07:07 EST | Actualisé 20/02/2018 07:12 EST

Après «Despacito», Daddy Yankee domine de nouveau les pistes de danse

Préparez-vous, vous risquez d'entendre sa nouvelle chanson (trop?) souvent au cours des prochains mois...

Joe Skipper / Reuters

Le Portoricain Daddy Yankee fait de nouveau sensation après le succès planétaire de Despacito. Cette fois, c'est avec la chanson Dura que le roi du reggaeton enflamme les pistes de danse du monde entier.

Plus de 230 millions de personnes ont déjà visionné le clip du nouveau titre partagé il y a un mois par le chanteur sur la plateforme YouTube.

«Je suis plus qu'honoré et je suis très heureux. On crée de la musique pour le public», a confié à l'AFP Daddy Yankee, qui a hissé le reggaeton sur la scène internationale avec Gasolina en 2004 puis a submergé la planète avec Despacito l'an dernier avec Luis Fonsi et Justin Bieber.

Le reggaeton se caractérise par des rythmes rapides aux saveurs jamaïcaines avec des sonorités de rap. Historiquement, il permettait aux Portoricains noirs de s'exprimer et ce genre a décollé sur l'île des Caraïbes dans les années 1990, après avoir été considéré comme un courant underground.

Mais Dura représente une nouvelle étape dans la carrière du chanteur de 41 ans, car son succès découle grandement de la façon dont les fans se la sont appropriée.

«Pourquoi tant de gens - même des bébés - l'apprécient?, s'interroge-t-il. Certaines choses ne peuvent être expliquées. C'est la magie de la musique, une magie qui se produit tout simplement et que l'on ne peut comprendre».

Ramon Luis Ayala, de son vrai nom, avance néanmoins une piste : Dura renvoie «au rythme et à la nostalgie de la musique de la fin des années 1980 et du début des années 1990, à cette essence du reggae qui a inspiré le reggaeton».

Toutes les générations

Au lendemain de sa sortie, le 18 janvier, la mannequin colombienne Andrea Valdiri partageait une vidéo sur Instagram où elle se trémoussait pieds nus dans une chambre, vêtue d'un pantalon de survêtement et d'un top court blanc, avec la chanson jouant à tue-tête.

Elle a été visionnée près de neuf millions de fois entre son compte et celui de Daddy Yankee, qui l'avait partagée sur son propre compte Instagram. Un exercice devenu viral, de nombreux internautes de tous âges partageant leur propre danse avec le hashtag #DuraChallenge.

Une nonagénaire new-yorkaise d'origine portoricaine a même volé la vedette à la mannequin de 25 ans. Rachel Phillipsen a été filmée à Miami suivant les pas d'une prof de zumba, une prestation impressionnante par son rythme et sa coordination qui a généré plus de 5,5 millions de clics.

«Il n'y a pas d'excuse pour ne pas danser. L'excuse n'est que dans votre tête"» a déclaré à l'AFP la prof vénézuélienne de zumba, Rina Elena Martinez (@rina_25).

Un avis partagé par Daddy Yankee : «La grand-mère de 90 ans est phénoménale, dit-il. Aucun doute que cette vidéo représente un encouragement pour le monde entier».

Dura, qui signifie «dure», mais aussi «chaude» lorsqu'il s'agit de l'apparence de quelqu'un, se veut une ode à une belle femme.

Musicalement, la chanson replonge dans les débuts du reggaeton avant que des stars comme Shakira, Enrique Iglesias ou Luis Fonsi n'y insufflent des mélodies pop pour le rendre plus universel.

Le clip , réalisé par le Portoricain Carlos Perez, qui s'était déjà occupé de celui de Despacito, n'est pas sans rappeler ceux d'il y a une vingtaine d'années. De jeunes adultes dansent dans des rues aux murs tagués, avec des couleurs vivifiantes.

«Nous avons été inspirés par les couleurs vives des années 1990 et un peu par la mode de l'époque. Je voulais que ce soit amusant et montrer que la chanson pouvait donner du pouvoir aux femmes», a expliqué Daddy Yankee.

Son dernier tube se trouvait lundi en huitième position du classement mondial du service de streaming musical Spotify et au numéro un dans plusieurs pays d'Amérique latine.

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