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19/02/2018 08:58 EST | Actualisé 19/02/2018 09:01 EST

Noel Gallagher’s High Flying Birds: électrique!

Entre l'influence des Beatles, les classiques d'Oasis et de nouvelles propositions éclatées!

David Kirouac

Du nouveau et du connu pour Noel Gallagher, de passage à Montréal dimanche soir dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Influence Beatles, les classiques d'Oasis et les nouvelles propositions éclatées ont constitué la trame de ce concert aux couleurs psychédéliques.

Noel Gallagher, considéré comme le plus génial ex-membre du groupe Oasis, formation emblématique créée avec son frère Liam aujourd'hui honni, a interprété les 11 titres de son nouvel album, Who Built the Moon?, sorti en novembre 2017 et enregistré entre Londres et Belfast. Un visuel coloré en arrière-scène, entouré de ses High Flying Birds, le chanteur et guitariste de pop britannique avait l'air un peu déçu, normal, la salle Salle Wilfrid-Pelletier n'était pas pleine. De quoi créer quelques frustrations.

Presque deux heures de musique à travers 21 morceaux ont constitué la machine Gallagher. Passage obligé : certains des titres phares des trois disques au temps d'Oasis comme Don't Look Back In Anger, Half The World Away, Little By Little, Go Let It Out, The Importance Of Being Idle sans oublier le magnifique Wonderwall joué sous les acclamation. En fin de concert, on s'est même permis une version ressentie de All You Need Is Love des Beatles.

Noel Gallagher’s High Flying Birds à Montréal

Talents musicaux

Depuis sa dernière visite à Montréal, en juillet 2016, le concert a été surtout l'occasion pour l'ancien leader d'interpréter ses plus récentes créations solo, notamment Riverman, Ballad Of The Mighty I, Be Careful What You Wish For, It's A Beautiful World ou Black & White Sunshine ou le très rythmique Holy Mountain.

Autant d'œuvres riches qui assoient les gros talents musicaux de l'artiste de 50 ans aux inspirations franchement hétéroclites. Les arrangements sont audacieux, même si jamais à la hauteur d'Oasis. Une apothéose musicale qu'on ne remplace pas aussi facilement.

Sur scène, l'énergie était là. L'enfant terrible de Manchester, qui n'a plus rien à prouver, n'a pas non plus boudé son plaisir. Le voir ainsi se réinventer est un pur plaisir. On le sent bien qu'il se détourne lentement des sonorités pop anglaises pour mieux embrasser le rock-électro, le blues, voire la musique soul psychédélique. Bref, toujours aussi surprenant.

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