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18/02/2018 08:23 EST | Actualisé 19/02/2018 06:46 EST

Le curleur russe Alexander Krushelnitsky contrôlé positif

Il risque donc une suspension et la perte de la médaille gagnée avec son épouse.

La délégation des athlètes olympiques de Russie lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pyeongchang.
Eric Gaillard / Reuters
La délégation des athlètes olympiques de Russie lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pyeongchang.

Le curleur russe Alexander Krushelnitsky a officiellement été contrôlé positif durant les JO-2018 de Pyeongchang, a annoncé lundi le Tribunal arbitral du sport, saisi de l'affaire.

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Cela sous-entend que l'analyse de l'échantillon B a confirmé que le sportif - évoluant sous l'étiquette des Athlètes olympiques de Russie en raison de la suspension de son pays pour dopage institutionnalisé - a enfreint le règlement antidopage. Avec sa femme Anastasia Bryzgalova, Alexander Krushelnitsky avait remporté la médaille de bronze du tournoi de curling mixte des Jeux.

L'annonce de ce cas de dopage avait commencé à fuiter dimanche dans la presse russe, le CIO et le TAS attendant les résultats de la contre-expertise pour officialiser ce cas positif.

Le TAS ne précise pas le produit interdit détecté. Dimanche soir, selon une source proche du dossier contactée par l'AFP, le contrôle de l'échantillon A prélevé sur le sportif russe avait révélé la présence de meldonium.

C'est le TAS qui est chargé de délivrer les sanctions en cas d'infractions commises durant les Jeux. L'instance, qui siège habituellement à Lausanne en Suisse, est pour cela délocalisée à Pyeongchang durant la période olympique.

Le curleur russe risque donc une suspension et la perte de la médaille gagnée avec son épouse.

Dans ce cas, le CIO devrait procéder à la réanalyse des échantillons des curleurs arrivés 4es, la Norvège, pour ensuite envisager la réattribution de la médaille de bronze.

Coup dur

C'est un nouveau coup dur pour les JO et la Russie, montrée du doigt depuis deux ans et les révélations du rapport McLaren sur les tricheries organisées par les autorités sportives russes dans le cadre des Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

La mise au jour d'un dopage institutionnalisé avait entraîné le 5 décembre dernier la suspension du Comité national olympique russe (ROC), interdisant de facto de participation aux Jeux les sportifs russes.

Le CIO avait dans le même temps décidé d'accorder des invitations à un certain nombre de sportifs russes dont le parcours et le profil, scrupuleusement étudiés par un panel de spécialistes, permettrait d'établir qu'ils sont "propres".

Au final, 168 invitations avaient été délivrées à ces sportifs, dénommés officiellement Athlètes olympiques de Russie (OAR), qui ont défilé à la cérémonie d'ouverture sous la bannière olympique. En cas de victoire d'un de ses sportifs, c'est l'hymne olympique qui serait joué.

Une évaluation des performances russes à Pyeongchang devait ouvrir la voie à une levée des sanctions sportives, peut-être même dès la cérémonie de clôture des Jeux.

Ce nouveau cas, sur un sportif présenté comme propre, rend délicat la réintégration prochaine de la Russie.