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18/02/2018 13:35 EST | Actualisé 18/02/2018 13:35 EST

Les employés d'entretien de la STM votent six jours de grève

Les négociations en vue d'une nouvelle convention collective n'aboutissent pas pour l'instant.

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Les membres du Syndicat du transport de Montréal-CSN de la STM ont voté à 98% en faveur d'un mandat prévoyant des moyens de pression, alors qu'ils font face à une impasse avec leur employeur concernant le renouvellement de leur convention collective. Les moyens de pression incluent une banque de six jours de grève, que les employés pourront exercer lorsqu'ils le jugeront opportun.

Les membres s'étant prononcés en faveur d'un débrayage sont des préposés à l'entretien, mécaniciens, électriciens, plombiers et menuisiers.

Le litige concerne les nouvelles demandes de la STM, qui ciblent essentiellement des mesures de conciliation travail-famille acquises par le passé. La société de transport souhaite notamment diminuer «la flexibilité de ses horaires et le cumul de temps, transformer certains postes de jour en postes de soir, imposer des heures supplémentaires obligatoires et privatiser certaines de ses activités».

«Jamais dans l'histoire de notre syndicat l'employeur n'avait été aussi exigeant et agressif envers les acquis syndicaux», a déploré Gleason Frenette, président du syndicat, qui compte 2400 membres.

La partie patronale veut imposer des heures supplémentaires obligatoires, illustre-t-il, même si les employés d'entretien ont déjà réalisé près de 500 000 heures supplémentaires l'an dernier. «On ne comprend pas, tous nos employés sont dévoués, a-t-il lancé, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne. 500 000 heures, c'est énorme. Ça continue d'augmenter d'année en année depuis plus de 20 ans.»

M. Frenette clame qu'il est «important de se tenir de bout et [de] rester solidaires» dans de telles circonstances. Il souligne toutefois que le syndicat est ouvert à «travailler et à trouver les solutions qui s'imposent pour aboutir à une convention collective acceptable et respectueuse envers [ses] travailleurs et travailleuses.»