NOUVELLES
16/02/2018 20:20 EST

Pyongyang s'ouvre à des chansons pop venues du Sud

La Corée du Nord a autorisé des chansons venues du Sud à être interprétées en public pour la première fois depuis des années, ont rapporté samedi les médias officiels à Pyongyang, un nouveau signe du dégel entamé entre les deux pays à l'occasion des JO-2018 de Pyeongchang.

Un groupe nord-coréen a "joué plusieurs chansons du sud" lors d'un concert donné vendredi à Pyongyang devant des responsables du parti unique et des artistes, a précisé l'agence de presse officielle KCNA.

Les chanteurs et musiciens, membres de l'Orchestre Samjiyon, célébraient par ce concert leur retour au pays après avoir donné deux concerts en Corée du Sud, l'un à Gangneung, près de Pyeongchang, et l'autre Séoul.

Les membres de l'Orchestre Samjiyon se sont rendus au Sud parmi des centaines d'athlètes et de "pom-pom girls" venus participer aux Jeux Olympiques dans le cadre de la délégation nord-coréenne. Ils y ont interprété des airs traditionnels connus des deux côtés de la frontière, comme "Arirang", mais également des chansons populaires au Sud dans les années 1990 et le début des années 2000.

Le tout à guichets fermés: quelque 120.000 personnes ont cherché à se procurer l'un des 1.000 billets qui étaient disponibles pour le concert de Séoul.

Les précédents dirigeants nord-coréens, Kim Il Sung et Kim Jong Il, étaient connus pour apprécier la pop sud-coréenne, pourtant officiellement bannie dans le dernier bastion stalinien de la planète.

Après un sommet historique en 2000 entre dirigeants du Sud et du Nord, des chanteurs pop et musiciens sud-coréens s'étaient rendus au Nord, où ils avaient rencontré Kim Jong Il. Ce dernier avait ensuite autorisé qu'une vingtaine de chansons soient jouées au Nord.

ckp/jah/kaf/ab/plh