POLITIQUE
17/02/2018 09:05 EST | Actualisé 17/02/2018 13:41 EST

Le Bloc réuni en Congrès national à Drummondville pour discuter des finances

Martine Ouellet demande un salaire de 96 000 $ pour 2019.

PC/Matthew Usherwood

Les délégués du Bloc québécois sont réunis samedi en Conseil général à Drummondville pour discuter des finances du parti, et du salaire qui sera versé à sa chef, Martine Ouellet, lorsqu'elle aura quitté son poste de députée provinciale.

Les délégués du parti, qui participeront ensuite en après-midi à un colloque sur l'environnement, doivent se prononcer sur les demandes salariales de sa chef, qui termine son mandat comme députée de l'Assemblée nationale en octobre 2018.

Selon les informations de La Presse canadienne, elle réclamera d'être payée 24 000 $ pour les mois d'octobre, de novembre et de décembre 2018. Cette année-là, Mme Ouellet doit recevoir une allocation de transition, qui est versée aux députés qui ne se représentent pas à une élection.

Il semble qu'elle demandera ensuite un salaire de 96 000 $ pour l'année 2019.

Cette question sera débattue à huis clos par les membres du parti en matinée, et les délégués seront appelés à voter sur le budget, mais selon une source à l'interne, cette demande fait grincer des dents dans un contexte où le parti a des revenus plutôt limités.

Interrogés plus tôt cette semaine sur la question, des députés du parti ne semblaient pas vouloir commenter ce qu'ils ont décrit comme une décision de «gestion interne», mais selon Mario Beaulieu, qui est aussi président du parti cette question ne divisera pas les membres.

Les délégués bloquistes sont ensuite conviés à un colloque sur l'environnement, auquel participeront Patrick Bonin, de l'organisme Greenpeace, et Simon-Pierre Rioux, de l'Association des véhicules électriques du Québec.

Les bloquistes devaient recevoir la visite de la ministre catalane de l'Environnement et de la Durabilité, Maria Subirà, mais cette dernière a dû annuler sa visite en raison de l'incertitude politique qui plane en Catalogne dans la foulée du référendum sur l'indépendance du 1er octobre dernier, déclaré illégal par le gouvernement espagnol.