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17/02/2018 10:50 EST | Actualisé 17/02/2018 10:50 EST

Joute verbale entre Russes et Américains au sujet des accusations du FBI

En Russie, la nouvelle de ces accusations a été accueillie avec moquerie.

Getty Images

Les hauts dirigeants russes et américains ont échangé des attaques verbales, samedi en Allemagne, en réaction aux accusations déposées aux États-Unis contre 13 ressortissants russes pour avoir pris part à un complot allégué dans le but de perturber l'élection présidentielle de 2016.

Le conseiller à la sécurité intérieure du président Donald Trump, H.R. McMaster, a déclaré à la Conférence de Munich sur la sécurité que les accusations déposées par le FBI démontrent que les États-Unis sont «de plus en plus habiles à retracer la source de ces actes d'espionnage et de subversion».

En s'adressant à un délégué de la Russie présent à la conférence, M. McMaster a lancé que «la preuve est maintenant incontestable et accessible pour le public» grâce aux accusations du FBI.

Quelques minutes plus tôt, le ministre des Affaires étrangères de Russie, Sergueï Lavrov avait rejeté ces mêmes accusations les qualifiant de «balivernes» par l'entremise d'un interprète.

«Je n'ai pas de réponse. Vous pouvez publier n'importe quoi et l'on voit ces accusations se multiplier, les déclarations se multiplier», a-t-il répondu aux questions sur le sujet.

Les deux hommes ont pris la parole à la conférence réunissant les plus hauts dirigeants mondiaux, des autorités de défense et des diplomates. Ils ont offert des déclarations générales d'ouverture, mais les deux hommes ont rapidement été visés par des questions au sujet des accusations déposées par les États-Unis ainsi que sur l'enjeu des cyberattaques.

En Russie, la nouvelle de ces accusations a été accueillie avec moquerie.

«Il n'y a aucune allégation officielle, il n'y a aucune preuve. C'est pourquoi ce ne sont que des protestations enfantines», a commenté à l'agence d'État RIA Novosti Andreï Kutskikh, représentant spécial du président russe pour la coopération internationale en matière de la sécurité de l'information.

H.R. McMaster s'est de son côté moqué de la possibilité d'une collaboration entre les États-Unis et la Russie sur l'enjeu de la cybersécurité.

«Je suis étonné qu'il y ait encore des cyberexperts russes disponibles quand on considère combien la plupart d'entre eux ont été occupés à déstabiliser la démocratie en Occident», a-t-il lancé en riant. «Je dirais simplement que nous serions heureux d'avoir un cyberdialogue avec la Russie lorsqu'elle sera sincère», a ajouté le représentant américain.

Les accusations fédérales déposées vendredi par le procureur spécial Robert Mueller représentent les allégations les plus étoffées jusqu'à ce jour concernant l'ingérence de la Russie dans la dernière course à la Maison-Blanche.

Des accusations ont été déposées contre 13 ressortissants russes qui auraient orchestré une vaste opération de manipulation de l'opinion publique sur les réseaux sociaux avec pour objectif, entre autres, d'aider le candidat républicain Donald Trump à remporter l'élection.

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