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17/02/2018 10:56 EST

Allemagne/23e journée: Le Bayern s'impose à l'arraché à Wolfsburg

Munich a souffert samedi contre le modeste Wolfsburg, à trois jours de son match de Ligue des champions contre Besiktas mais s'est finalement imposé 2-1 grâce à un penalty de Lewandowski dans le temps additionnel.

Avec 59 points en 23 journées, les Bavarois ont signé leur dixième victoire d'affilée et se rapprochent d'un sixième titre consécutif. Derrière eux, Leverkusen, vainqueur à Hambourg (2-1), prend très provisoirement la deuxième place avec 38 points.

Mais les deux premiers poursuivants du Bayern avant cette journée, Leipzig (38 pts) et Dortmund (37 pts) ne jouent respectivement que lundi à Francfort et dimanche à Mönchengladbach.

En fin d'après-midi, Schalke a remporté 2-1 contre Hoffenheim un match qui valait très cher. Grâce à leur victoire, les Bleu Roi (37 pts) restent 5e, au contact des places qualificatives de la Ligue des champions. Hoffenheim, quatrième la saison dernière, se retrouve en revanche 9e avec 31 points et doit pour l'instant faire de deuil de ses ambitions européennes.

- Le "risque calculé" de Heynckes -

Pour cette rencontre contre une équipe de Wolfsburg en crise, l'entraîneur du Bayern Jupp Heynckes avait -comme prévu- ménagé la plupart de ses cadres, en prévision du 8e de finale aller de Ligue des champions mardi à Munich contre le champion de Turquie Besiktas.

La ligne de défense bis (Rafinha, Martinez, Süle, Bernat) débutait le match, en lieu et place de Kimmich, Hummels, Boateng et Alaba. Devant, Müller et Lewandowski étaient sur le banc tandis que Coman et James étaient restés à Munich, au repos.

La paire Robben/Ribéry était en revanche bien fidèle au poste, de même que l'ex-Lyonnais Corentin Tolisso en milieu de terrain.

Les champions en titre ont été pris à froid. Après avoir monopolisé le ballon dès le coup d'envoi, ils ont encaissé un but à la 8e minute, Daniel Didavi prenant le dessus de la tête sur Bernat sur la toute première attaque de Wolfsburg (1-0).

Avec une seule occasion en première période, ce Bayern expérimental manquait d'automatismes mais aussi d'envie et de conviction, peut-être déjà tourné vers le match de mardi.

"C'est évidemment toujours un risque de changer autant de joueurs", a admis Heynckes mais ceux qui ont joué "sont tous des internationaux, je voulais leur donner du temps de jeu pour qu'ils aient le sentiment de faire partie de groupe. C'était calculé de ma part".

- Secoués dans le vestiaire -

"Nous n'avons pas fait un mauvais match", a analysé pour sa part Thomas Müller après la rencontre. "Mais nous n'avons pas été suffisamment déterminés, pas assez directs en première période. En deuxième période, nous avons montré que nous voulions gagner ce match."

Probablement secoués dans le vestiaire par un entraîneur qui ne cachait pas son agacement, les Bavarois appuyaient sur l'accélérateur après la pause, avec notamment un Tolisso très actif, qui provoquait un penalty, manqué par Robben (53e), avant d'échouer sur le gardien quelques minutes plus tard.

Mais c'est Thomas Müller, entré à l'heure de jeu, qui donnait l'impulsion décisive. Après un duel gagné en milieu de terrain, l'international allemand servait Robben, qui trouvait à son tour Wagner en pointe pour l'égalisation (1-1, 64e).

La suite fut conforme au statut des deux équipes: une attaque-défense sur le but de Wolfsburg. Après Müller, Alaba et Lewandowski entraient en jeu, histoire de muscler le jeu du Bayern. Et comme il l'a fait tant de fois en Bundesliga, le "Rekordmeister" finissait par triompher dans le temps additionnel, grâce à un penalty de Lewandowski (90+1) consécutif à une faute sur Robben.

cpb/mca