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17/02/2018 12:07 EST | Actualisé 17/02/2018 12:07 EST

Des agriculteurs appréhendent un encadrement plus serré des pesticides

Les producteurs craignent des coûts supplémentaires et une baisse de productivité.

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Les Producteurs de grains du Québec estiment avoir été «mis sur la touche plutôt que d'être pris en considération» par le ministère de l'Environnement, qui s'apprête à annoncer lundi un encadrement plus serré de l'utilisation des pesticides.

Le président de ce regroupement de syndicats agricoles, Christian Overbeek, dit attendre avec appréhension la nouvelle réglementation, qui s'accompagnera selon lui de coûts supplémentaires «extrêmement importants» pour les producteurs, en plus de nuire à leur productivité et par le fait même, à la vitalité des régions.

Les Producteurs de grains du Québec (PGQ) proposent plutôt d'élaborer un plan de phytoprotection en collaboration avec des agronomes, afin de gérer les ravageurs de manière écoresponsable, mais aussi soucieuse des «impératifs économiques» du secteur.

Les PGQ, qui représentent quelque 11 000 producteurs à travers la province, craignent la mise en place d'un encadrement démesuré par rapport à celui en vigueur au fédéral.

Le ministère québécois du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques compte par exemple s'en prendre aux pesticides de la catégorie des néonicotinoïdes, alors que l'agence canadienne chargée d'étudier leurs risques a pourtant l'intention d'autoriser leur utilisation.

Or, cette catégorie de pesticides a fait la manchette au cours des dernières années parce qu'elle a été associée à la forte baisse de population des colonies d'abeilles. L'Union européenne a déjà donné le feu vert à l'interdiction de trois substances néonicotinoïdes.

«Nous, on fait pleinement confiance à l'agence de réglementation fédérale», a avancé M. Overbeek en entrevue avec La Presse canadienne.

Les PGQ cultivent principalement du maïs, du soja, du canola, du blé, de l'avoine et de l'orge sur une superficie totale d'un million d'hectares.