POLITIQUE
16/02/2018 13:29 EST | Actualisé 16/02/2018 15:28 EST

Près de 35 000 signatures en 24h pour la démission de Barrette

Le principal intéressé n'a pas voulu commenter.

LA PRESSE CANADIENNE

L'appel de Québec solidaire (QS) a porté fruit : en moins de 24 heures, près de 35 000 personnes ont signé leur pétition pour exiger la démission du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

La pétition «Renvoyons Gaétan Barrette dans sa clinique» a été mise en ligne jeudi à 13h sur le site de Québec solidaire. Selon des données obtenues par le HuffPost Québec, la liste s'allongeait à 34 750 noms à 13h, vendredi.

Selon le député de Mercier, Amir Khadir, le premier ministre Philippe Couillard doit «se rendre à l'évidence» que les Québécois souhaitent le départ du ministre Barrette. «Il est clair que la population est en colère et veut que ça change», avance-t-il.

«J'espère que le premier ministre Couillard n'ignorera pas les 35 000 personnes qui ont signé la pétition. La population a besoin de sentir que Couillard reconnait que le gouvernement a fait des erreurs et que Gaétan Barrette a empiré la situation. Gaétan Barrette n'est pas l'homme de la situation.»

Le leader parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, a critiqué le fait que la pétition n'est pas sur le site de l'Assemblée nationale et n'a donc aucune portée réelle. Il déplore le fait que le seul but de cette campagne – qui demande aux signataires de fournir leur adresse courriel, leur numéro de téléphone et leur code postal – soit de renflouer les bases de données de QS.

Le directeur du Parti libéral du Québec, Maxime Roy, a retweeté ce commentaire.

Questionné à ce sujet jeudi, M. Khadir s'est défendu en disant que des experts lui avaient «fait comprendre», lorsqu'il avait demandé la démission de l'ex-premier ministre Jean Charest en 2011, que de telles demandes n'étaient «pas du ressort de l'Assemblée nationale».

Il ne se gêne pas également d'admettre que son parti fait «tout ce qui est nécessaire pour déloger ce gouvernement et ses politiques» - même si ça inclut de demander des informations personnelles aux citoyens.

«Appelez-le comme vous voulez - marketing, partisanerie - moi, ça ne me gêne pas. Moi, je l'appelle mobilisation citoyenne; moi, je l'appelle des partis contre le système, comme nous, qui agissent avec les moyens du bord.»

Le ministre Barrette n'a pas voulu émettre de commentaires au sujet de la pétition à son sujet.