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Népal: Le chef du Parti communiste nommé Premier ministre

Le chef de file du Parti communiste népalais (CPN-UML), K.P. Sharma Oli, a été nommé Premier ministre jeudi, deux mois après la victoire de sa formation lors d'élections considérées comme un tournant pour le pays.

K.P. Sharma Oli va diriger le premier gouvernement élu depuis l'adoption d'une nouvelle constitution entérinant la disparition de la monarchie et l'avènement d'une république fédérale, 11 ans après la fin de l'insurrection maoïste.

Le dirigeant communiste devrait prêter serment jeudi en fin de journée, a déclaré à l'AFP le secrétaire de la présidence Bhesh Raj Adhikari.

Le Premier ministre sortant Sher Bahadur Deuba a de son côté annoncé sa démission dans un discours télévisé, huit mois après son arrivée au pouvoir.

La Commission électorale népalaise a annoncé la semaine dernière la victoire de l'alliance formée par le Parti communiste et d'anciens rebelles maoïstes qui a remporté une confortable majorité aussi bien à la chambre basse qu'à la chambre haute du Parlement.

Les Népalais étaient allés aux urnes l'an dernier pour ces élections historiques, aboutissement d'un processus de paix engagé il y a onze ans lorsque les maquisards maoïstes avaient interrompu leur lutte meurtrière contre l'Etat et accepté de rejoindre le gouvernement.

Ces élections étaient les premières organisées en vertu de la nouvelle Constitution du Népal, qui a remanié de fond en comble le système politique du pays en accordant aux sept provinces des compétences signicatives qu'assurait auparavant le pouvoir central.

L'alliance des formations communistes dispose également de la majorité absolue dans six des sept assemblées provinciales.

Pendant son dernier mandat en tant que Premier ministre, entre 2015 et 2016, K.P. Sharma Oli avait stimulé les relations diplomatiques avec la Chine, crispant son allié traditionnel, l'Inde.

Pékin avait réagi en investissant des sommes importantes pour développer d'imposants projets d'infrastructures.

New Delhi n'entend pas être en reste et veut redresser l'équilibre. L'Inde a presque doublé son aide à Katmandou dans son dernier budget annuel. New Delhi a récemment dépêché au Népal son ministre des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, qui a rencontré K.P. Sharma Oli.

La publication des résultats des élections avait été retardée en raison de divergences sur l'interprétation des nouvelles règles électorales fixées par la Constitution. Cette longue attente a douché la vague d'optimisme qui avait accompagné le scrutin, dont beaucoup espéraient qu'il apporterait enfin la stabilité et le développement dans ce pays démuni.

Le Népal a eu 11 Premiers ministres depuis la fin de la guerre civile en 2006.

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