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L'UE inquiète des développements de la crise syrienne

Les chefs de la diplomatie européens ont exprimé jeudi leur préoccupation face aux développements de la crise syrienne et souhaité s'impliquer dans une reprise des pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU.

"Nous allons discuter d'un soutien humanitaire, mais aussi voir comment utiliser le pouvoir de l'UE pour soutenir le processus conduit par l'ONU qui rencontre des difficultés ces dernières semaines", a indiqué la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini à Sofia, où les ministres des Affaires étrangères de l'UE sont réunis jeudi et vendredi.

L'objectif est "de mobiliser un soutien humanitaire tant pour les Syriens dans le pays que pour ceux dans les pays voisins, notamment en Jordanie, au Liban et en Turquie", a-t-elle ajouté.

Le ministre allemand Sigmar Gabriel a souhaité que l'UE "s'implique dans une reprise du processus politique en Syrie" et fasse tout pour que "dans le nord de la Syrie, l'escalade militaire soit stoppée".

La Turquie a lancé le 20 janvier une offensive militaire dans le nord de la Syrie contre l'enclave d'Afrine et les Unités de protection du peuple (YPG), organisation qu'Ankara considère comme "terroriste" mais qui est aussi un allié-clé des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

"C'est une situation vraiment critique où les deux plus grandes armées de l'OTAN (...) se font pour ainsi dire face", a constaté devant la presse la ministre autrichienne Karin Kneissl.

"Nous étions dans une guerre civile, et maintenant il y a un risque de crise régionale majeure", selon son homologue français Jean-Yves Le Drian.

M. Le Drian a souhaité que les pourparlers de paix, actuellement dans l'impasse, "repartent le plus vite possible", souhaitant que le mandat de l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, "soit renforcé".

Mardi, le président français Emmanuel Macron avait assuré que la France mènerait des frappes en Syrie si elle avait "des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils" par le régime.

Ce type de considération ne pourrait qu'apporter "encore plus de désordre" dans le conflit, a averti le ministre luxembourgeois Jean Asselborn tandis que son homologue autrichienne a estimé que l'idée de "ligne rouge" avancée par M. Macron était "à manier avec prudence".

Federica Mogherini a indiqué s'en remettre au système de surveillance de l'ONU: "l'UE a toujours fortement soutenu le travail de l'organisation qui surveille l'usage d'armes chimiques", a-t-elle déclaré.

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