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L'Autriche va reconsidérer sa sortie du programme Eurofighter

Le nouveau gouvernement autrichien a annoncé jeudi qu'il allait réexaminer le remplacement, annoncé par la précédente majorité de centre gauche, des avions de combat Eurofighter achetés au début des années 2000 au groupe Airbus, avec lequel l'Autriche a engagé un bras de fer judiciaire.

Le ministre autrichien de la Défense Mario Kunasek a déclaré au cours d'une conférence de presse qu'une "commission d'évaluation" allait reconsidérer les conclusions du groupe d'experts mandaté par la précédente majorité.

Les conclusions de ces experts avaient conduit son prédécesseur à annoncer, en juillet dernier, "une sortie du programme Eurofighter" à partir de 2020. Le ministre d'alors avait critiqué les coûts d'entretien "exorbitants" des appareils.

La coalition entre droite (ÖVP) et extrême droite (FPÖ) au pouvoir à Vienne depuis décembre va demander à la commission de "nouvelles informations et options" pour l'avenir du système de surveillance de l'espace aérien national actuellement assuré par 15 appareils Eurofighter Typhoon et 12 appareils Saab.

Le groupe aéronautique européen Airbus fait l'objet d'une enquête en Autriche visant, entre autres, son directeur général Tom Enders, pour des faits de corruption et de fraude au moment de la vente de 18 de ces avions de combat pour deux milliards d'euros en 2003.

A l'époque, M. Enders dirigeait la branche défense du groupe EADS, devenu Airbus Group en janvier 2014. L'Autriche a porté plainte en février contre Airbus et lui réclame jusqu'à 1,1 milliard d'euros dans ce dossier entaché de soupçons de versement de commissions.

Airbus conteste les faits et M. Enders a accusé le gouvernement autrichien de mener une charge politique.

L'Eurofighter Typhoon avait été lancé en 2003 par un consortium européen formé du groupe franco-germano-espagnol de défense EADS (désormais Airbus group), du Britannique BAe Systems et de l'Italien Alenia (groupe Finmeccanica). L'appareil équipe l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, l'Arabie saoudite et le Sultanat d'Oman.

smk/bds

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