Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

JO-2018 - Shiffrin au rendez-vous, et la Norvège aussi, enfin !

D'un bout à l'autre de l'échelle du temps: la prodige américaine Mikaela Shiffrin, sacrée en slalom géant, et le Norvégien Aksel Lund Svindal, qui a enfin offert à la Norvège le titre suprême en descente masculine, ont marqué l'histoire jeudi aux JO-2018.

Le ciel bleu qui a enfin élu domicile au-dessus de Pyeongchang a permis aux organisateurs de... souffler un peu, après des jours de vents violents et de reports.

L'attente, le chronomètre, les secondes qui s'égrènent, et les centièmes finalement, qui font toute la différence.

A 22 ans, Shiffrin maîtrise déjà parfaitement tout cela.

Il ne fallait pas manquer le début pour accrocher le sillage de l'Américaine Mikaela Schiffrin, en embuscade derrière l'Italienne Manuela Moelgg après la 1re manche (20 centièmes de retard).

L'Américaine a encore accéléré dans la 2e, pour décrocher le 2e titre olympique de sa carrière.

Shiffrin avait déjà écrit l'histoire en 2014 à Sotchi en devenant la plus jeune championne olympique de slalom.

La jeune femme possède donc l'état de forme qui peut lui permettre d'atteindre son faramineux objectif de quatre à cinq médailles en Corée du Sud.

"C'est très bien de savoir que, quoi que je fasse par la suite, je repartirai de ces Jeux avec quelque chose, a-t-elle expliqué.

A l'autre bout de l'échiquier du temps, Aksel Lund Svindal a croqué le chronomètre pour enfin offrir aux "Attacking Vikings", la Norvège, le titre olympique de descente.

A 35 ans, Svindal est devenu par la même occasion le plus vieux champion olympique de l'histoire du ski alpin.

Mieux encore pour les Norvégiens, son compatriote Kjetil Jansrud a pris l'argent, à 12 centièmes, juste devant l'autre favori le Suisse Beat Feuz, à 18 centièmes.

"C'est une grande émotion. Je n'arrive pas y croire, faire mieux que Kjetil Aamodt (2e en 1994) et Lasse Kjus (1998, 2002). C'est un jour aussi particulier avec ce doublé", s'est réjoui Svindal, deuxième de la descente olympique en 2010 à Vancouver.

Au biathlon, en soirée, Laura Dahlmeier n'a pu ajouté l'Individuel a ses deux premiers titres en sprint et poursuite, devancée par la surprise suédoise Hanna Oeberg.

Chez les messieurs, scénario cruel pour Martin Fourcade, en tête et promis à la victoire, avant que le Français ne craque sur ses deux derniers tirs.

C'est son adversaire de la saison, et de celles à venir, le Norvégien Johannes Boe, qui en a profité pour décrocher son premier titre olympique.

"Aujourd'hui j'ai été chanceux et j'ai aussi été très bon", a lancé le Norvégien de 24 ans.

En patinage, c'est un symbole de la mondialisation qui s'est imposé en couples, avec les Allemands Aljona Savchenko et Bruno Massot.

Elle est d'origine ukrainienne, lui est d'origine française. L'issue est heureuse pour ce couple formé en 2014, après des mois de controverses et un bras de fer terrible pendant plus d'un an et demi entre les fédérations française et allemande au sujet de Massot.

Pas de souci de passeport en revanche pour Pierre Vaultier.

Le Français, sacré à Sotchi, a de nouveau triomphé en snowboarcross pour faire son entrée dans la confrérie des doubles champions olympiques.

fbr/cto

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.