POLITIQUE
15/02/2018 19:10 EST | Actualisé 15/02/2018 19:10 EST

Décision d'ici avril sur l'inadmissibilité des demandes de résidence permanente

Plusieurs contestent cette politique qu'ils jugent discriminatoire à l'égard des personnes handicapées.

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Le gouvernement fédéral annoncera d'ici deux mois s'il renoncera à refuser le statut de résident permanent à un demandeur sur la base de son état de santé, a indiqué jeudi le ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen.

Des militants et des membres de l'opposition demandent depuis des mois aux libéraux de revoir cette politique qui permet à Ottawa de refuser ce statut de résident permanent à des demandeurs qui, notamment, représenteraient une «charge excessive» pour le système de soins de santé.

Plusieurs contestent cette politique qu'ils jugent discriminatoire à l'égard des personnes handicapées. Le Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration des Communes avait recommandé en décembre dernier d'abolir cette disposition.

Les libéraux reconnaissent que cette politique est problématique, ce qu'a répété jeudi le ministre Hussen devant le même comité des Communes.

Le ministre a indiqué que son gouvernement avait consulté les provinces et souhaitait maintenant revoir le rapport du comité des Communes avant d'annoncer sa décision, d'ici le 12 avril — date butoir pour réagir au rapport des parlementaires.

La porte-parole néo-démocrate en matière d'immigration, Jenny Kwan, a indiqué jeudi que les libéraux étudiaient cette question depuis 2016.

Le ministre «peut peut-être se payer le luxe d'attendre, mais ce n'est pas le cas des proches» de ces demandeurs, a-t-elle dit. «Ils ont été séparés et ils attendent une modification de la politique. Pourquoi ce retard?»

Selon la députée Kwan, qui est vice-présidente du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration, un millier de demandes de résidence permanente sont jugées irrecevables chaque année à cause de l'état de santé du demandeur. Toute une famille peut ainsi être privée du statut de résident permanent parce qu'un de ses membres est handicapé.

Stephanie Levitz, La Presse canadienne

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