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08/02/2018 07:29 EST | Actualisé 08/02/2018 16:25 EST

Un séjour tonifiant en Allemagne pour St-Jean et Boisvert-Lacroix avant les Jeux

GANGNEUNG, Corée, République de — Alex Boisvert-Lacroix et Alexandre St-Jean ont eu la tête dans les nuages au cours des dernières semaines, autant au sens figuré qu'au sens propre.

Après avoir concrétisé leur rêve en se qualifiant pour une première fois pour les Jeux olympiques, les deux spécialistes du patinage de vitesse longue piste sont allés faire le vide en passant 10 jours à Inzell, en Allemagne, avec leur entraîneur Gregor Jelonek. Et ils ont notamment eu l'occasion de faire un tour de montgolfières.

«Une année olympique, c'est très stressant, a raconté St-Jean, à la veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pyeongchang. Nos qualifications étaient en janvier, ce qui est assez tard. Le niveau de stress était assez élevé depuis plusieurs mois. Après les qualifications, nous étions contents, mais assez vidés sur les plans physique et émotif.»

Les sélections ont eu lieu du 4 au 9 janvier à Calgary. Une portion de l'équipe a ensuite participé à la Coupe du monde d'Erfurt, en Allemagne, du 19 au 21 janvier, puis Boisvert-Lacroix, St-Jean, et Jelonek ont pris la direction d'Inzell. Laurent Dubreuil devait aussi faire le voyage, mais il a dû rentrer au Québec pour subir des traitements en raison d'une blessure.

«C'est un endroit que les gars aiment bien, a mentionné Jelonek. C'est un bel environnement, la bouffe est bonne et il y a un beau centre d'entraînement.»

«Ça nous a fait du bien mentalement, même si nous n'avons pas arrêté de nous entraîner, a reconnu St-Jean, qui est âgé de 24 ans et originaire de Québec. Juste le fait d'être là, d'être détaché du quotidien à la maison.

«Une fois qualifié pour les jeux, tout le monde que tu connais essaie de te parler. Oui, il y a les médias, mais on dirait que tout le monde que tu as déjà connu souhaite te féliciter et te parler. C'est gentil, mais c'est une distraction. Notre séjour à Inzell nous a permis de recommencer à nous concentrer sur la compétition de façon plus détendue. Ça nous a vraiment fait du bien.»

L'équipe de patinage de vitesse longue piste est arrivée à Pyeongchang après avoir connu une saison impressionnante sur le circuit de la Coupe du monde. Les patineurs canadiens ont accumulé 22 médailles lors des cinq manches et l'équipe pourrait faire oublier la contre-performance d'il y a quatre ans, à Sotchi. Les Canadiens avaient alors été limités à deux médailles, leur plus faible récolte depuis 1994 à Lillehammer.

«C'est complètement différent d'il y a quatre ans, a mentionné Ivanie Blondin, qui en sera à ses deuxièmes jeux. L'équipe est plus unie, nous sommes comme une famille en voyage. Nous profitons de l'énergie des performances de nos coéquipiers et c'est ce qui nous pousse vers l'avant en tant qu'équipe. C'est le jour et la nuit par rapport à Sotchi. Même si l'équipe est jeune, c'est excitant d'arriver aux Olympiques avec autant d'espoir.»

Dix des 19 patineurs qui représenteront l'unifolié en Corée du Sud en seront à leur première expérience aux Jeux olympiques. Boisvert-Lacroix, qui s'est qualifié à sa troisième tentative, était particulièrement énergique lors de la conférence de presse dans le cadre de la présentation de l'équipe près du village des athlètes à Gangneung.

«Nous sommes ici depuis le 1er février et j'étais très excité lors des premiers jours, a raconté le patineur âgé de 30 ans et originaire de Sherbrooke. Je voulais tout voir et ne rien manquer. Ça prend quand même un peu d'énergie, même si c'est de l'énergie positive. Dans les derniers jours, j'ai repris ma routine et j'ai recommencé à me concentrer sur l'entraînement.

«Je suis aussi content de ne pas être de la première course. Je vais pouvoir aller encourager mes coéquipiers, voir l'ambiance dans les gradins. Ça devrait me calmer et m'aider à bien me préparer. C'est un avantage pour moi que ma course (le 500 mètres) ait seulement lieu le 19 février.»

Blondin et Isabelle Weidemann, toutes deux d'Ottawa, seront les premières à fouler l'Ovale de Gangneung, samedi, lors de la présentation du 3000 mètres féminin. Blondin a remporté une fois l'or et une autre fois le bronze sur cette distance cette saison en Coupe du monde. Elle est consciente qu'elle aura potentiellement l'occasion de gagner la première médaille du Canada.

«J'ai gagné une médaille cette saison dans chaque épreuve auxquelles je vais participer ici et ce n'est pas exagéré d'y croire, a rappelé la patineuse âgée de 27 ans. C'est même réaliste, mais je ne veux pas trop y penser. Je vais me concentrer sur ce que je dois faire pour avoir une bonne course.»