NOUVELLES
08/02/2018 10:27 EST

Tillerson au Moyen-Orient et à Ankara la semaine prochaine, la Syrie au coeur des débats

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson se rend la semaine prochaine au Moyen-Orient et en Turquie sur fond de regain de tensions en Syrie, a annoncé jeudi le département d'Etat américain.

L'une des principales étapes de sa tournée, qui se déroule de dimanche à vendredi 16 février, sera le Koweït pour participer à une réunion ministérielle de la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, menée par Washington. "Ce sera la première rencontre du secrétaire d'Etat avec ses homologues de la coalition internationale depuis la défaite de l'EI à Raqa", son ex-fief syrien, "et depuis que l'Irak a proclamé la libération de son territoire" début décembre, souligne le département d'Etat dans un communiqué.

La réunion visera à "garantir une défaite durable de l'EI".

Sur place, il assistera aussi à une partie de la conférence sur la reconstruction de l'Irak prévue à Koweït City de lundi à mercredi.

La Syrie devrait être aussi au coeur de ses entretiens à Ankara: la Turquie, alliée des Etats-Unis au sein de l'Otan, a lancé fin janvier une offensive dans le nord-ouest syrien contre une milice kurde considérée comme "terroriste" par les autorités turques mais soutenue et armée par Washington pour lutter contre l'EI. Cette opération a tendu des relations déjà compliquées.

Selon le département d'Etat, Rex Tillerson va ainsi notamment évoquer à Ankara le cas du président d'Amnesty International en Turquie, Taner Kiliç, en détention provisoire depuis juin 2017 et dont la liberté conditionnelle décidée fin janvier a été presque aussitôt annulée par la justice turque.

"Nous appelons le gouvernement turc à mettre fin à l'état d'urgence, à libérer ceux qui ont été incarcérés de manière arbitraire" après le coup d'Etat raté de l'été 2016 et à "préserver l'Etat de droit", a déclaré mardi la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Rex Tillerson discutera du conflit syrien également à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, ainsi que du processus de paix israélo-palestinien, d'autant plus moribond que les Palestiniens ne veulent plus discuter avec les Américains depuis que le président Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

A Beyrouth, il s'entretiendra avec le président Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri et le président de l'Assemblée nationale Nabih Berri pour "soutenir le peuple et l'armée libanais".

Le secrétaire d'Etat va aussi rencontrer de hauts responsables égyptiens au Caire pour "renforcer" le partenariat entre les deux pays.

fff/sha