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08/02/2018 14:26 EST | Actualisé 08/02/2018 20:58 EST

Réactions positives au lancement du Réseau express métropolitain de Montréal

Le Parti québécois (PQ) a toutefois lancé plusieurs critiques à l'égard du Réseau express métropolitain.

LA PRESSE CANADIENNE

Le choix des consortiums et les modifications apportées au Réseau express métropolitain (REM) font l'affaire de plusieurs observateurs, tant dans le milieu politique que syndical. L'écart de Bombardier Transport déçoit toutefois.

Jeudi, la Caisse de dépôt et placement a annoncé que les deux consortiums, dont fait partie la firme SNC-Lavalin, ont remporté les contrats pour la construction du REM et la livraison du matériel roulant. Un choix qui consacre 65% du projet à du contenu local.

Pierre Patry, trésorier de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), s'est réjoui de cette annonce. Il déplore toutefois que Bombardier, avec son usine à La Pocatière, n'a pas été choisi pour la livraison des trains légers.

«Nous aurions aimé que nos collègues syndiqué-es de Bombardier Transport puissent participer eux aussi au projet du REM, mais on ne baisse pas les bras. Nous nous attendons à ce que le gouvernement les considère pour les futures annonces concernant la ligne bleue du métro, le tramway à Québec ou encore, l'éventuelle ligne rose, si elle voit le jour», affirme-t-il.

Concernant ces projets, le premier ministre Philippe Couillard a justement tenté de rassurer les employés de Bombardier.

«Il y en aura des projets pour l'usine de La Pocatière», lance-t-il.

Satisfaction à Montréal

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, se dit satisfaite des choix de tracé de la Caisse de dépôt. L'utilisation de l'emprise du CN à Griffintown permet notamment de sauver l'édifice Rodier, un bâtiment patrimonial qui était menacé dans le tracé original.

Le maire de l'arrondissement Saint-Laurent, Alan DeSousa, applaudit aussi l'annonce de la Caisse, même si son arrondissement perd la station qui était prévue près de l'autoroute 13.

«Dans les plans originaux, il y avait un stationnement incitatif qui menaçait un boisé. Maintenant, ce stationnement disparaît. Et le tracé original nous empêchait de mener notre projet de prolongement du boulevard Thimens», dit-il.

L'opposition en porte-à-faux

Le Parti québécois (PQ) a toutefois lancé plusieurs critiques à l'égard du Réseau express métropolitain. Son porte-parole Alain Therrien note, entre autres, que le passage du REM dans le tunnel du mont Royal empêchera l'arrivée d'un train à grande fréquence (TGF) entre Montréal et Québec, à moins de développer de nouvelles technologies au cours des prochaines années.

Il estime aussi que le REM ne retirera que 0,2% des voitures du réseau routier.

«Ce projet ne vaut pas la peine. Il coûte trop cher», affirme M. Therrien.

Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a aussi apporté une voix dissidente au projet de REM.

«Le gouvernement ignore l'opposition citoyenne, les impacts environnementaux ou les craintes par rapport au prix élevé des billets. Il n'y a jamais rien d'assez gros pour freiner l'avancement du REM. C'est peut-être parce que le tracé traverse essentiellement des circonscriptions qui votent pour le Parti libéral. Lorsqu'il faut investir dans le transport en région, ou même dans le transport en commun dans les quartiers de l'est de Montréal, le gouvernement avance aussi vite qu'une tortue», lance-t-il dans une déclaration.

Rappelons que le REM fait face à deux poursuites. L'une prétend que le projet devrait être stoppé parce que le processus de consultation n'a pas été suffisamment respecté. Elle a été battue en première instance, mais les groupes derrière la mesure ont porté la cause en appel. L'autre provient d'un propriétaire de Brossard qui conteste son expropriation.

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