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08/02/2018 04:09 EST

Pologne: fin du conflit dans la santé publique

Le nouveau ministre polonais de la Santé, Lukasz Szumowski, a réussi jeudi à conclure un accord avec les internes et à mettre fin à un conflit vieux de quatre mois.

Confronté à une fronde des internes qui réclamaient une augmentation du budget consacré à la santé et aussi une hausse de leurs salaires, le gouvernement a fini par lâcher du lest.

Il leur a accordé des augmentations, mais a obtenu en échange qu'une fois leur spécialisation obtenue, ils travailleront pendant au moins deux ans en Pologne.

Les médecins spécialistes verront aussi leurs salaires augmentés, pour préserver un écart entre leur rémunération et celle des internes.

Ces mesures, qui doivent entrer en vigueur le 1er juillet prochain, sont destinées à remédier en partie au départ de jeunes médecins vers les pays occidentaux où ils peuvent obtenir des rémunérations plus importantes que dans leur patrie.

Le pouvoir a fait aussi une concession sur le budget de la santé, promettant qu'il sera porté à 6% du PIB en 2024, soit un an plus tôt que prévu. Les internes souhaitaient qu'il atteigne 6,8% d'ici trois ans.

Ils avaient commencé leur mouvement le 2 octobre par une grève de la faim observée par roulement par quelque 80 personnes dans le vestibule d'un hôpital de Varsovie. Puis plus de 4.000 d'entre eux avaient dénoncé une clause de leur contrat de travail qui leur permettait de travailler plus de 48 heures par semaine, réduisant ainsi notablement leur disponibilité dans les hôpitaux et les dispensaires.

La Pologne manque de médecins et des jeunes internes qui reçoivent une rémunération de base allant de 500 à 700 euros, arrondissent leur fin de mois en faisant des heures supplémentaires. Certains travaillent jusqu'à douze heures par jour.

via/sw/thm