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08/02/2018 07:43 EST

Cambodge: sept étrangers arrêtés pour "danses pornographiques" libérés sous caution

Sept des dix étrangers arrêtés il y a deux semaines au Cambodge pour "danses pornographiques" après avoir participé à une fête en sous-vêtements à Siem Reap, base arrière des touristes souhaitant visiter les temples d'Angkor, ont été libérés sous caution, a annoncé jeudi le tribunal chargé de cette affaire.

Cinq Britanniques, deux Canadiens, un Norvégien, un Néerlandais et un Néo-Zélandais, âgés de 19 à 31 ans, avaient été interpellés dans une villa de cette ville du nord qui compte de nombreux hôtels, bars et discothèques.

Incarcérés depuis, les jeunes gens risquent jusqu'à un an de prison, mais aucune date n'a encore été fixée pour le procès.

S'ils ont reconnu avoir pris part à une fête et le port de "vêtements sexy", ils rejettent les accusations de pornographie.

Sept d'entre eux ont été libérés sous caution et "sont sortis de prison", a déclaré à l'AFP Yin Srang, le porte-parole du tribunal, refusant de donner davantage de détails.

La défense a demandé leur libération sous caution parce qu'"ils n'étaient pas les organisateurs de la fête" et avaient donc plus de chances d'être libérés, d'après l'avocat de la défense Ouch Sopheaktra.

Il n'a en revanche pas cherché à obtenir la libération sous caution des trois autres jeunes gens, le Néerlandais, le Norvégien et un Britannique, qui ont loué la villa et organisé l'événement.

Quelque 77 fêtards avaient été arrêtés après cette soirée mais la plupart ont été libérés après avoir reçu un simple avertissement.

Samrith Sokhon, procureur au tribunal de Siem Reap, avait affirmé que le groupe avait organisé une fête et diffusé en ligne "des photos pornographiques pour attirer les touristes".

Il avait expliqué que ces activités allaient à l'encontre des "traditions cambodgiennes" surtout à proximité d'Angkor, un site sacré.

La police cambodgienne avait diffusé des photos de couples simulant des actes sexuels au cours d'une fête mais qui ne correspondent pas aux clichés des prévenus qu'elle a également fournis.

Les autorités cambodgiennes ont tenté ces dernières années de moraliser le comportement des touristes près des temples d'Angkor, sévissant par exemple contre ceux qui se prennent en photo dans des poses suggestives.

En janvier 2015, trois touristes français et deux soeurs américaines avaient été expulsés du Cambodge pour s'être photographiés nus dans un des temples du complexe. Ils avaient été condamnés à six mois de prison avec sursis et interdits de séjour au Cambodge pendant quatre ans.

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