NOUVELLES
08/02/2018 10:05 EST

Allemagne: le chef de la diplomatie s'en prend à son probable successeur

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, s'en est pris à son probable successeur à ce poste, Martin Schulz, qu'il accuse de ne pas respecter son engagement à ne pas entrer dans un gouvernement d'Angela Merkel.

"Ce qui reste, c'est seulement le regret (de voir) à quel point chez nous au SPD (le Parti social-démocrate, ndlr) on agit avec peu de respect les uns envers les autres et de voir que la parole donnée compte si peu", a jugé M. Gabriel dans les colonnes du groupe de journaux régionaux Funke à paraître vendredi.

Sigmar Gabriel, ancien dirigeant du SPD, fait référence à l'annonce mercredi par Martin Schulz qu'il souhaitait devenir ministre des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement que s'apprête à former Angela Merkel.

Or, Martin Schulz, qui a également annoncé qu'il allait quitter la présidence du SPD conquise il y a moins d'un an, avait catégoriquement exclu de rejoindre un gouvernement dirigé par la dirigeante conservatrice.

Sigmar Gabriel ne devrait pas quant à lui rejoindre la grande coalition mise sur pied avec difficulté par Mme Merkel. Mercredi matin, le camp conservateur de la chancelière et les sociaux-démocrates étaient tombés d'accord sur un programme commun de gouvernement et avaient dressé la liste des ministères que chaque parti détiendra.

Sigmar Gabriel assure que sa fille Marie, encore petite, lui a également dit après l'accord gouvernemental: "Ne sois pas triste, Papa, tu vas avoir encore plus de temps pour nous maintenant. C'est quand même mieux qu'avec le monsieur avec les poils dans le visage", une référence explicite à Martin Schulz qui porte la barbe.

"J'ai assumé avec plaisir les fonctions de ministre des Affaires étrangères et aux yeux de la population j'ai manifestement bien rempli mes fonctions", poursuit encore Sigmar Gabriel. "Et il est clair que je regrette que cette estime publique de mon travail laisse la nouvelle direction du SPD complètement indifférente", a-t-il déploré.

Autre signe de son mécontentement: le ministre des Affaires étrangères a annulé sa participation prévue en fin de semaine prochaine à la Conférence sur la Sécurité de Munich (sud).

yap/glr